jeudi 31 octobre 2019

Higelin "Halloween"








Trois billets pour "75". 
Mais avant « Amor Doloroso », son plus bel album, son écoute est devenu récurrente, cyclique depuis plus d’un an. Nicolas Comment vient de publier un livre magnifique sur Jacques, photos, souvenirs, rencontre période ce disque là, une très belle écriture, un livre touchant.
Pourquoi pas un deuxième billet sur cet opus 2006 dirigé par Burger et Mahut, son grand retour, des tonnes de chansons et de mots pour ne garder que ce disque et son bonus qui suivra « Coup de Foudre ». Du monde partout autour de lui , 8 ans de silence, Oléron, Hérouville, la vie autour sur la bande comme son cœur qui bat.
Peut-être aujourd’hui 31 octobre est-il plus judicieux d’écrire pour le champagne et le caviar, mais sans cesse je reviens à l’ « Amor Doloroso », puis à ces yeux hématomes de « 75 » qui me hantent. « Halloween », valse citrouille sublime sur une mélodie à pleurer. Et je rabâche « Ici c’est l’enfer », émouvante version au Bataclan en 2007. J’ai aussi du « Paradis Païen » dans le bulbe.. je ne m'en sors pas..bien fait pour moi. 
Pour diluer un peu ma répétition, je découvre ces derniers temps, le concert de  Mogador, triple vinyle ou double CD, la scène faramineuse, à la hauteur de Lou Reed "Rock'n'Roll Animal" dit Nicolas, en plus circassien.  Le dantesque live 81 qui fait mouche à chaque fois, dithyrambique, colossale, monstrueux, est restitué comme si on y était à chaque fois..  le flot Jacques éclabousse, l’énergie Higelin méduse.. je ne m’en sors pas dis-je. 
Les mots se bousculent sur chacune des ses œuvres qui s'étalent sur mon chevet, juste énumérer, lire et écouter sans cesse. Assez perdu de temps comme ça. Ce soir, Jacques brillera aux lanternes.. irradié à travers les porte du fauve, "La mort, la mort, la mort toujours recommencée".




 


Soit dit en passant, j'ai découvert Nicolas Comment avec "Nous étions Dieu", un album 2010 que je range parmi les plus beaux de par chez nous. "Rose Planète" n'a rien gâché du plaisir. Je découvre ses mots et ses photos, la rencontre définitive.
 


5 commentaires:

  1. Le plus bel album d'Higelin ne serait-il pas plutôt Alertez les bébés ou No Man's Land ? À moins que ce ne soit Illicite ou Paradis païen ! Putain, y'a pas de plus bel album d'Higelin, il y a juste une œuvre colossale, hétéroclite et envoûtante… Ooooouh ! Tremblez, vils humains, ce soir c'est Halloween

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  2. Ahh, je suis sur "No man's land" depuis hier.. c'est un tourbillon, et avec Jacques, tous mes billets à suivre seront incohérents.. Illicite est celui que j'ai écouté en boucle à l'époque, longtemps j'ai bouffé du Higelin & Areski... J'avais rien compris à l'effet Boissezon..
    J'ai laissé de côté "Aï" pour d'autres soirées, je bute comme un âne sur Doloroso et 75. Quant à ses live..je débute.
    Ce soir....... Jack-o'-lantern bordel

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  3. Je vais pouvoir me rattraper car j'ai ce disque pris chez toi sans même un merci de ma part. Marrant, même ado, je n'étais pas fan de ses "rock". Par contre plus il s'approchait de la "chanson", plus il se faisait dans la tendresse plus j'adorais. ET ce "Amor Doloroso" (pris à l'époque mais trop survolé) est vraiment réussi. Que des beautés. J'y retrouve cette bienveillance forte chez Trenet, et forcément ce n'est pas par hasard.

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  4. Très belle réussite ce disque, comme dit Kif, y'en a plein, presque tous même, c'est selon l'humeur, l'envie.. pour ma part celui là revient sans cesse.
    Je suis resté très longtemps bloqué avec Trenet.. Biolay m'y a emmené, et du coup Higelin à donfe. Que de temps perdu qd même

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  5. Mogador est un monument en effet, pour tant de choses : les deux batteurs, les solos de violoncelle électrique de Denis van Heck, les folies que sont Je veux cette fille et Paris New York New York Paris, les hurlements à la fin de Géant Jones....

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