dimanche 20 octobre 2019

Etienne Daho 1996 / 2019



Quelque chose se passe dehors, l'inévitable pèse, l'éponge est jetée comme la lumière qui se tamise. « Mourir pour renaître ».
Quelques chose se passe, une menace, la dormance avant une nouvelle naissance. Les résurrections de chef d’œuvre ne sont pas du remâché, c'est un nouveau printemps qui revient, le même incendie, revenir à l'essence. L'essentiel doit se rappeler.

Un tsunami de gris trempé dans sa plus belle lenteur dégouline sur nos teints visqueux. Et pourtant les murs jades vibrent, une lumière vert d'eau en phare d'absinthe attire toutes les pupilles cendrées. Un turquoise luxuriant brave la brume, l'horizon s'allume, la chlorophylle repart de plus belle et va danser une dernière fois avec le carotène d'un bronzage sous les plus vives lumières salées.

Révolution sonore, florilège de mélodies, abondance des mots, dans la veine du paradis l' « Eden » à nouveau.
Exigence de tout, hyper travail, apothéose sonore, un objet d'art revient nous éclairer et nous guider dans cette purée anthracite qui se dessine. Plombé, ciel déglingué, le crachin tiède de l'automne, la nuit sans fin déboulent sur les fades ombres allongées.
Et puis « Soudain ». La lumière du cobalt clair, des profondeurs émeraudes, de l'ocre siliceux, du blanc écume que la lumière titane tétanise sur des fado étranges, une idée d’éden enfin, à nouveau. A la tienne Étienne.. « entrez entrez dans le jardin », l'eden est sur la terre, trouée, percée, éclaircie, topaze...il vient de revenir à travers la grasse brume des matins qui s'alourdissent.

Tout n'est que commencement.

Etienne Daho 1996/2019 « Eden » label : virgin


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