mercredi 29 août 2018

Orange Can






Petit flottement d'inspiration, comme dans les bacs pisseux du moment, gorgés de vinyles immobiles, à attendre que tout le monde rentre. Rentrée ceci, rentrée cela et tu es dans quelle classe ? c'était bien tes vacances ? t'as écouté le dernier untel qui va sortir bientôt ? t'es pas tellement bronzé, t'as eu mauvais temps ? 
Qu'à cela ne tienne, de derrière mes fagots, sans pour autant me fagoter d'émotions aigri-douces impatientes, histoire de chasser la lassitude, je me suis laissé avoir une nouvelle fois par le hasard de l'étagère, pic et pic et collé grave je prends celui-là au hasard.


Peut-être un poil influencé par la pochette atypique dans son format, carton court sans débordement avec livret et concept original, j'ai pris Orange Can 2001. Il faudra la prochaine fois penser à Colin-Maillard pour la neutralité.



Orange Can, rien que le nom renvoie à plein de choses. Pourquoi à sa sortie, j'ai pensé à "Animals", le son des grattes ? le cool 70's qui s'essouffle ? l'idée progressive d'une musique qui ondule au fil d'un paysage plombé par la neige, avec un ciel orange évolutif. Tout me semblait cohérent, le nom, la texture et le son. J'ai dû rester plusieurs écoutes avachi dans la ouate tellurique ainsi à déguster ce disque rare et attachant.
Là, maintenant, avec le recul, l'écoute est un tout petit peu moins animale, mais associée fortement à cet autre groupe britannique fantastique The Beta Band, même s'il m'en reste encore l'envie de bêler ou de grouiner dans l'écho à l'écoute de "Mornin'Son".

A coup sûr, ce disque que je retrouve avec un plaisir intact, ne s'est pas éternisé dans les bacs. C'est un groupe anglais tenu par les deux frères Aslett, ils ont sorti 3 albums entre 2000 et 2007 et basta. Celui-ci est la pièce centrale. "Down where she lays" quand même, un petit chef d'œuvre du genre, ça sent pas le Floyd 77 à plein nez ?? ce prog là est très minimal, ce qui ajoute à l'originalité, rock étouffé et moelleux, ça doit être la neige en blanc menacée par l'œuf du jaune. Et cette petite "Lou" là, belle et éphémère, elle vient d'où celle-là ?? ça serait bien qu'elle soit là la Lou.


Devant la torpeur annuelle d'une effervescence unanime à venir, je suis aller chiper un peu au hasard un vieux disque souvenir, histoire de m'immerger dans un instant de belle écoute musicale d'un jour de l'année 2001. Les moteurs de recherche deviennent fou avec ce groupe, et c'est un autre atout. Pas grand chose sur eux, bredouille, j'ai vu un vinyl à 65 sur amatruc et un cd à 3 sur pricemachin..

je me remets ce petit rock prog orangé british neigeux, juste parce que j'adore ce disque.





Orange Can 2003 "Home burns" label : regal






6 commentaires:

Chris a dit…

Ce nom ne me dit rien, tout comme The Neck...🤔

charlu a dit…

une fois posté .. me suis demandé si cet orange n'était Pas passé par Magic! en 2001...
Par contre The Necks..t'es impardonnable...ah peut être que non.. y'avait la box en 2015 ?? "Vertigo"... pffff j'ai pu de repère ;D

Chris a dit…

Vu que j'ai déjà perdu 2 fois toute ma musique, je pense être pardonnable...😉

charlu a dit…

ah merde, en effet.. tu fais régulièrement des resets ?? :o ;D

Chris a dit…

Euh non...
Les DD lâchent...

Math Kendo a dit…

Tu as pas idée à quel point ta critique ressemble à mon sentiment quand j'ai acheté le disque complètement au hasard en 2001, quand l'album est sorti. Personnellement, je suis un fan absolu de cet album, ces chansons me rendent dingue ! J'adore leur groove, leur son lo-fi, l'ambiance et les compositions bien chiadés, la voix plaintive et désabusée - mais jamais désincarné - du chanteur, les choeurs sur certaines chansons (notamment A prayer qui clos l'album). Personnellement, Home burns est dans mon top10 des meilleurs albums rocks des années 2000.