samedi 12 novembre 2011

49 Swimming Pools


Abasourdi par le bruyant des premiers morceaux de chaque disque, je suis rattrapé par « Tim Lester Zimbo's friends » pour une finition en beauté de la face B. Pour le volet A, il n'y a guère que « automatic love » qui me happe, comme avait su le faire le divin premier album de 49 Swimming Pools 2009. Toujours ce bagage Mercury Rev, Kevin Tihista, et surtout le grand Luke Haines (The auteurs).
Cette envergure pop qui se calme auX mi6temps des deux parties, ajoute ici du Suede aux références.
Emmanuel Tellier a décidé de présenter la vie de Tim Lester Zimbo sur un double album de deux fois 25min.

Il faudra que je me débarrasser de la pureté acoustique du premier album pour être valide quant au jugement de cet autre dimension pop sublime en apparence, bazarder les fioritures assourdissantes surement nécessaires au témoignage, comme un petit opéra pop à hommage. J'aimais tant son intimité exquise.

49 Swimming Pools 2011 « The violent life and death of Tim Lester Zimbo » label : elap
http://49swimmingpools.blogspot.com
www.elap-music.com
échelle de richter : 5,4
support cd
après 6 écoutes






vendredi 11 novembre 2011

Jethro Tull 1971/2011












EUn léger travelling arrière d'une année pour se poser sur la même branche que le grand volatile galoubet. 1971, Aqualung, avec la pochette similaire au vieillard à branchages du Led Zeppelin IV de la même année. Sommet de popularité, le gimmick guitare frôle l'efficacité de « Beat it »... si si je me permets.
En dehors des cibles dithyrambiques quant à la supériorité discographique d'Aqualung (injustes ou pas... je connais des albums de Jethro Tull bien meilleurs), ce cru 71 est une chose particulière dans l'histoire du rock et de nos vies de vieux barbus ou pas. Évidemment, Jethro Tull c'est Aqualung, mais il s'agit là, d'une plaque tournante, laissant le blues originale de This Was pour un folk rock définitivement classico celtique, heavy british metal. En 2008, Jethro Tull fêtaient les 40 ans du premier album « This was ». Il est fort à parier que nous auront tous les ans des hommages quadras des bougres dandys à bec et à cordes (le sombre « Benefit » en moins). Personnellement j'attends « Minstrel in the galery ».
Quelle chanson folk plus belle que « wond'ring aloud ».... « nursie »?, ou « slipstream » peut être ?.. ça tombe bien, elles font aussi partie des bonus généreux du deuxième cd habituel des rééditions.
La flûte et le mellotron de « cross-eyed Mary » viennent lutter harmonieusement avec la rugosité des guitares. Les chœurs religieux de « my god » sont encore plus habités sur la version early.. quelle émotion à l'époque la découverte de ce morceaux, vous balançant directement dans le tout pop-rock des années 70.
Un ensemble puissant, un grand classique à redécouvrir avec un son exceptionnel, un livret, des inédits, une pochette tueuse, un graphisme, un concept comme on savait bâtir à l'époque, une voix neutre tellement familière, totalement tout et intemporellement 70's.
Jethro Tull 1971/2011 « Aqualung » label : chrysalis
www.j-tull.com
échelle de richter : 9
support cd
après 3000 écoutes













Bobby Charles / Paul Davis : deux rééditions éponymes 72

Bobby Charles est Cadien, (ou Cajun), peuple de Louisiane remontant de la colonisation française. Le cajun, une petite minorité provenant du peuple acadien brandissant le Francophone, est resté un style de musique. Elle chante l'Afrique créole sur des terres blues de Louisiane traditionnelle.
Bobby Charles c'est un peu tout ça, du cajun doux, de la country western très appuyée.
Sa discographie est bordélique, (5 Lp de 72 à 2004), entrecoupée d'absences, de collaborations (Bill Halley; The Band...).
Un seul album ressort nettement de sa carrière solo, c'est ce bijou 1972 réédité en 2008 par Rhino, superbe auberge à résurrections. Une pastèque à pleine bouche, une compagnie cannine au bord d'une rivière, et de la banane gominée lorsqu'il côtoyait les Comets, il ne reste rien.. juste un look Dr John et sosie d'Hazzlewood. Sa musique en est d'ailleurs assez proche.
Du champêtre, du terreux campagnard, boisé...ça sent bon le bocage et la corde en nylon. Très bon disque de country blues, cajun soul...hypercool et un poil crasseux.

Bobby Charles 1972 « bobby charles » label : rhino
http://www.rhino.com/bobby-charles-bobby-charles-wbonus-tracks
échelle de richter : 8,5
support cd
après 4 écoutes


























Moins terreux, plus aérien et féminin, Paul Davis au faciès Supertramp/Robert Plant, sort son album éponyme en 1972, le même année que Booby Charles.
Neuf albums entre 1970 et 1999, il n'en reste pas moins méconnu, une autre carrière anecdotique. Pourtant, ce disque léger détient quelques trésors pop très proches des débuts d'Elton John et des Bee Gees, et sonne Country-soul certes, mais surtout pop, avec une voix plus svelte que Bobby. La réédition chez l'autre mine d'or des résurrections, wounded bird, détient une pléthore d'inédits pour un bon album qui ne marquera pas l'histoire de la musique, surement noyé dans cette époque ultra riche.

Paul Davis 1972 « Paul Davis » label : wounded bird
http://www.woundedbird.com/davis_paul/PaulDavis.htm
échelle de richter : 6,5
support cd
après 1 écoute




















lundi 7 novembre 2011

Alain Bashung / L'homme à tète de chou



Il aurait suffit qu'on l'espère ardemment pour qu'il reste dans nos fantasmes artistiques les plus fous. Signalé il y a quelques années, j'avais oublié. Aujourd'hui, la pochette a giflé. La chronique restera dénuée de tout jugement, impossible.. je veux juste invoquer les restes posthumes d'une rencontre mythique, cette affinité indiscutable. Chronique trac, voici juste quelques phrases de Marc Besse annonçant la couleur dans le livret :

« vibrations musicales qui taquinent l'intime ».. « comme un flux physique et cérébral, souterrain, ondulé sur la pulsation de la confidence »..

.. « la danse est violente, amourachée, douloureuse, sex-symbolique.. chic et lubrique, moite et onirique, mêlant clavecins, congas, guitares new-yorkaises, violons et violoncelles évadés d'une musique contemporaine. »

« Bashung revient d'outre tombe, Gainsbourg dans sa bouche ».. "la langue malaxeuse de verbe virtuose et érotisé".. »suite imaginaire et exotique de « L'imprudence » »...

Alain Bashung 2011 « L'homme à tète de chou » label : barclay










dimanche 6 novembre 2011

Vincent Gallo



La boucle lancinante du cuivre qui introduit l'album pourrait justifier à elle seule, la présence de « When » chez Warp.
Nous sommes des cérébraux, je suis décérébré par ces gris automnaux. Ce disque suprasensible est une lente descente dans l'intimité sexuelle d'une soirée plombée par le vide amorphe. Force thérapeutique puissante, moi qui ne suis pas sucré, cette injection de sucre candy me brûle le cuir. « honey » n'a jamais atteint un minimalisme érotique aussi pénétrant. Allongé dans la pénombre, sur le plancher, le gloomy « blue valentine » de la guitare slow jazz distille un goutte à goutte analgésique. Un sédatif aux oppressions. Un album de dimanche soir.


Le trouble des accords électriques sont des rêveries sentimentales, la basse des caresses virtuelles. Les absences de chant sont des silences où tout se lit, tout se délie. Tout ici vampirise, aspire la moelle, c'est l'heure de la tétée. Chaque expiration enfonce le corps un peu plus dans le sol. L'haleine, chargée du vin d'hier est un souffle d'automne. Abandon intensif dans la candeur intuitive des notes qui endorment. Tout est plus beau ainsi, dans la brume. La vérité n'existe pas, tout est roman.
« When » est le premier véritable album du plurivalent à la voix blanche qui rompt avec la tiédeur des accords jazz et des percussions étouffées. « a picture of her » flirt avec le blues mou d'un Floyd St Tropez et d'un Amor Belhom duo.


Sublime moment suspendu.

Vincent Gallo 2001 « When » label : warp
www.vincentgallo.com
www.warprecords.com
échelle de richter 9
support cd
après 1000 écoutes.




Laura: A song by Vincent Gallo

Syd Matters 2026

  Je me souviens de tout. Du choc et de l'embarquement .. Whisper and Sigh . Un tel truc par chez nous !! Aussi de mon éloignement lége...