jeudi 9 décembre 2010

Klima



Deux ou trois tentatives à chercher mes mots pour faire l'éloge de Piano magic m'ont finalement laissées bredouille et frustré d'une quelconque chronique. Histoire de venger cette frilosité devant une telle intimité d'écoute depuis qu'ils diffusent chez Rocket Girl records, et de faire transition au petit bilan 80's (la consonance principale de Glenn Johnson), je jette tout mon dévolu sur une petite perle précieuse qui vient juste d'apparaître au grand jour. La voix de Piano Magic, Klima (Angèle David-Guillou) sort son deuxième album solo.
Sous les plus beaux éloges et sous les applaudissements dithyrambiques, « Klima » 2007 chez Peacefrog à l'époque venait lancer son escapade solitaire.
Trois ans après, Klima revient avec « Serenades & serinettes », plus sombre (tant mieux, ce disque est mille fois plus émouvant que le précédent) dans une discrétion qui fait de cet objet une perle rare.

Pleurez sur « Father » si vous avez fondu sur Agnès Obel; planez sur « In my room » si vous avez craquez sur Soap & Skin; laissez vous bercer sur « French Mittens » si vous êtes partis avec Mùm; cédez aveuglément à la présence de Glenn Johnson si vous aimez Piano Magic, succombez tendrement à "Sing to me" ou " Bottomless sea" si vous frissonnez toujours sur Stina Nordenstam, .. mais surtout, buvez goulûment si vous avez un jour plongé dans les méandres sonores du duo Keiron Phelan & David Sheppard.

Sur Rocket girl à nouveau, en 2002, est sorti un disque merveilleux que j'écoute toujours quelquefois pour flotter sur mes vagues à l'âme, « O, little stars ». Il faut avoir plié sur ce disque instrumental pour comprendre ce qu'il se passe sur les sérénades délicates de Klima. Une touche ambiante (« Papillon de nuit »)et des arrangements particuliers transportent les serinettes dans un paysage fait de xylophones, de flûtes, d'accords répétitifs...

Je vous en conjure, pointez le bout de votre oreille sur cette délicate pop joliment mélancolique, Klima, intelligemment entourée, enchante avec une collection de chansons intimes, toutes différentes..."Bottomless sea" est beau comme un paysage de neige... et "Orffans" est un jam coquin, guilleret et fraichement afro-délicat.

A défaut d'avoir les info www sur la pochette, il est glissé à l'intérieur un joli petit thaumatrope, adorable petit jouet optique à l'image de la délicatesse musicale qui règne à l'intérieur. (clip thaumatrope et autres visibles sur la version multi-média de cette chronique ici).

Klima 2010 « Serenades & serinettes ». label : second language.


http://www.secondlanguagemusic.com/
www.myspace.com/contactklima


quand on aime : stian nordenstam; mùm; piano magic; agnes obel; soap skin, sheppard & phelan

2 commentaires:

saab a dit…

Quelle bonne idée de parler du nouvel album de Klima, le prédecesseur m'avait bien plu, j'attends de découvrir celui-ci et ton article me donne envie.

charlu a dit…

Oui Saab, je t'assure tu peux y aller franco, c'est une pure merveille, tout y est avec toujours le petit son synthétique de Piano Magic derrière, réchauffé par Phelan/Sheppard. Pas de risque de se planter, sauf si on aime pas trop les belles chansons tristounettes. Une très belle mélancolie.
à bientot