Et Sheffield me tombe sur la peau. A force de me faire cracher dessus par ce ciel vérolé, l'idée d'être aspergé par moult giclées cellulaires m'est venue comme une averse. Tant que les ligneux ne suceront pas la terre, la boue nous collera toujours cette moue tenace. Bientôt le bourgeon, la pompe vers les cieux, débourrage et envies d'y ajouter sa gomme arabique, en attendant la peau duveteuse sur le velours du sofa, toujours l'espoir.
La ville est sale, les tronches sont dégueulasses, des fantômes font la marelle sur les auréoles mordorées d'hydrocarbure, bitume la grise, des yeux sur la rivière de caniveau, le gargouilles entendent tout. J'ai un chef d’œuvre dans la tète. Des cuivres graves, de la grave Brit bien lourde avec accent et chœurs, J.Cocker de Sheffield, pas Joe, mais Jarvis, la chaloupe timbrée, la pochette Roxy, l'idée de tanguer sur de la pop sensible bien bâtie, les violons sur des claviers crachins, 1997 en apothéose. Ma fille avait 2 ans, mon fils naissait, j'avais quand même le temps de bouffer de l'opus sonore dans sa plus belle texture, danser un slow sur « Dishes » et de me bouffer la « Sylvia » dans sa flotte. Quel disque !!
L'intro à la Arab Strap du titre éponyme a toujours tendance a faire vriller mon attitude et mes gestes dans mon huis clos qui passe du sérieux au sulfureux, cuivres zombies, Jarvis incarne au maximum, double pavé, monument.
Pulp 1997 « This is Hardcore » sur Island records
5 commentaires:
Le ciel couleur béton suinte, vent froid en bourrasques, jardin dépressif et une question comment font les Ecossais des Shetlands pour survivre (90 % de jours de pluie). Je comprends mieux le personnage principal des polars de Peter May (A lire absolument la trilogie écossaise pour meubler ses insomnies).
Pulp , je l'ai pressé dès "His N Hers", ce que j'ai aimé ... j'adore ces british dandy. Un bon disque de Baxter Dury me manque ...
Je viens de prendre dix jours pour trier, écouter, classer les (trop) nombreux fichiers musicaux accumulés en picorant un peu partout, les lourdes compiles de Butterboy et récemment tous les coffrets Trojan Box, l'actualité et les conseils des blogs ... Dire que certains s'embêtent à la retraite !
Je note la référence polar en pensant en connaitre au moins un, pas sûr. PULP, dès que j'ai vu la pochette j'ai décidé de repasser l'écoute et ici pour commenter. Jour de l'an 98 (ou 97?) j'ai emmerdé les copains avec ce disque, surtout avec "Help the Aged" l'occasion de débattre, à 1h du matin c'était bienvenu. Tu me pousses dans le fond du disque et je DÉCOUVRE "Sylvia" qui gagne **** dans mon classement. C'est fou, à Menton sous un soleil hivernal mais tout de même chaleureux, une méditerranée bleu acier, j'envie ton décor, j'aime ces atmosphères, une façon de se préparer au passage printemps et le retour des sourires extérieurs.
Je sais pas comment ils font, ils picolent dans les pubs à coup sûr. Remarque au Portugal aussi :) . 2020, c'est son sommet à Baxter.
Je suis un peu bancal en fan de Pulp, c'est pas le disque qu'on brandit la plupart du temps. Peut être le côté plus sombre ? En tout cas le coup d’arrêt..après j'ai négligé. Je veux bien troquer le paysage pour qq jours... imagine la réplique de Blier dans "Buffet froid" quand ils sont sur le transat en pleine forêt... "tout est humide....."
Il y a ce grand titre "Common People" entraînant, au texte dont l'esprit manque à la chanson française. et puis, et puis il y a la version William Shatner (le capitaine de Star Trek) qu'il partage avec Joe Jackson, de temps en temps je la mets à fond, une fois écoutée tu gagnes une semaine d'espérance de vie.
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