mardi 24 février 2026

Catherine Graindorge 2024

 


Et tout se fige. L'élan des tiges, l'eau des bouches, quelques palpitations, toutes les boucles. Je m'abouche à son souffle, étouffé par le jeu des respirations, émollient du cortex sous ses cordes au gré des crues successives, je bois tout de Graindorge.

Je répète ici mon faible pour les cordes ambiantes quand elles sont amignonnées par des filles, Moss, Foon ou Hildur.

Trompe l’œil de pochette à trompette, toutes les émotions sur son violon avec plein de monde autour. Des timbres graves sur l'archet en ressac, un monde tourbillonnant et je laisse l'impatience printanière mijoter dans la tourbe et ses tourments.

Passer les écluses, se cogner au batardeau, je respire profondément. Ouvrir les vannes, naviguer dans l'air, exciter les turbines comme dans un rêve, je suis pas pressé, tant qu'il y a de l'air pour souffler dans le violon.

Catherine Graindorge 2024 « Songs for the Dead » 


 

2 commentaires:

DevantF a dit…

..."tant qu'il y a de l'air pour souffler dans le violon." juste grandiooose pour conclure un papier qui aide à apprécier cette ambiance atmosphérique, je me laisse souvent avoir via tes papiers, car pas le genre que je recherche, et je suis souvent surpris d'apprécier. "Orpheus' Head" m'a un peu cueilli au moment où je me laissais aller...

Charlu a dit…

Marrant cette pochette quand on s'est mangé l'album, j'ai rien lu dessus, mais doit y avoir une signification..avec le titre en plus. Bref, j'adore ce monde ambiant, là y'a un paquet de monde.. Iggy entre autre, et Hugo Race avec qui elle collabore beaucoup. Ces autres opus sont plus introspectifs et profond. Elle m'a embarqué

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