mercredi 23 septembre 2009

Jean-Louis Murat



Minimal et nu à exprimer son art Moujik de Taormina aux jardin d'acacias; organique à peaufiner une dentelle sonore sur les épaules de Dolorès; troquant sa tignasse contre une couronne de cheveux blanc pour mettre Baudelaire en musique; prince romantique d'un autre siècle, d'une autre histoire, de Moscou à l'antre de madame Deshoulière; errant barbu sur le chemin montagnard des poneys de l'oncle Tania; manteau de pluie en tournant radical; éclat automnal; barré en Muragostang expérimental; en rouge mou aveuglant la Venus ensommeillée; interprète en poire Jimenez; charnel ensorcelé en habit de Tristan; abondant, généreux et bavard quand il se met aux anges, ou fraichement vêtu des habits de Lambchop sur les mêmes terres du Tennessee, Murat est dans le tiercé de mes préférences hexagonales. Exception artistique, il est au dessus, « le cours ordinaire des choses » est un grand cru, d'une classe sauvage à l'enveloppe prestigieuse.


Jean-Louis Murat : "le cours ordinaire des choses" 2009 scarlett production

jeudi 17 septembre 2009

Paul McCartney



Obligé après les passions de Nety, un petit mot sur Sir McCartney puisque nous sommes aux nues, une synthèse de quelques lignes à défaut d'un pavé indigeste tellement il y a à dire sur cet éternel jeune homme, fou joyeux mélodiste, auteur prolifique, musicien polyvalent, interprète de talent et homme infatigable.
Juste quelques éloges avant de replonger dans les profondeurs de l'underground, dans l'invisibilité musicale. Quoiqu'il suffit de s'attarder un moment sur ses deux derniers albums par exemple, pour bien se rendre à l'évidence que ce baladin autodidacte lâche le plaisir de la composition sans retenue aucune et qu'il pourrait être catalogué d'anarchiste musical underground. Face à sa discographie monstrueuse et sa notoriété bien assise, le confort pourrait lier la sauce et produire des disque complaisants, insipides.... «Memory almost full» et «The Fireman» sont exactement les contraires. Aussi complexes que «Press to play» ou «MacCartney II» ces disques à la fois travaillés naturellement et live décontractés envoient le jus avec une idée à la seconde quelle soit instrumentale, sonore ou ambiante. Bonne humeur contagieuse, légèreté venimeuse, esprit rock classieux, décontraction maîtrisée, génie autonome sans cesse réactivé, modestie naturelle, il est la voix omniprésente dans mes ondes cérébrales, comme une référence permanente, des racines qui me donnent un sens à tous les autre morceaux pop.
Par le passé, il est pour moi celui qui a essayé de sauver l'entité par le travail, celui qui croyait toujours que tout aller s'arranger.. L’optimiste malgré son regard mélancolique, et le contraire de ma démission systématique. C'est aussi le bouc émissaire de l'échec et du naufrage, puisque c'est lui qui a pris les reines et les risques pour que les Beatles perdurent. Il est celui qui compose en tombant du lit des mélodies irréversibles et planétaires, les plus belles balades de tous les temps, de « here there and everythere » à « i do » et chaque album de son imposante discographie en contient deux ou trois. Il est celui qui inventa le hard-rock d'une puissante mentale pure et sans retenue : «helter skelter». Il est celui qui donna le coup de grâce à «a day in a life» que Lennon n'arrivait pas à terminer. Il est St Pepper puis « Ram », un disque au sommet alors que l’unanimité des critiques rangées auprès de Lennon s’acharnaient violemment sur lui. Il est les Wings avec une fougue à retrouver un frère et un groupe qui offra une nouvelle décennie de disques et de live qui charpentent l'édifice de mes sifflements et de l'histoire de la musique pop. Il est l'être sensible plaqué au sol quand son frère d'arme et de vie l'a quitté à deux reprises (MacCartney I et II 1970 et 1980). Il est «Mr Bellamy» chanson superbe à la connotation Maupassant (comment peut on écrire une telle chanson riche après 40 ans de production intensive avec un finish implacable au piano). Il est cette formidable polyvalence et cette capacité à passer d'un collossale album blues live « driving rain » à un disque intime travaillé en studio à la Beatles « Chaos and creation in the backyard ». Il est ce pédant enfantin magique qui fait qu'on puisse rêver sur le philharmonique, enchanteresse, puérile et fantastique «we all stand together» (face B). Il est la mise en danger «inutile» avec «Universal here, everlasting now» et «don't stop running» ses dernières compositions officielles. Il est cette extraordinaire faculté à produire des faces B tubesques (« simple as that »; « down to the river »....). Il est cette joie live et fraîchement interprétée avec Youth en 2008... une collection de chansons qu'il aurait pu garder en réserve comme un boeuf, une parenthèse mais qu'il a incorporé dans sa discographie officielle au même titre que «driving rain», comme la plus grande des libertés artistiques indifférentes à toute déontologie marketing. Il est cette envie d'être debout pour danser sur «Average person», moi qui suis d'obédience musicale mélancolique. Il est cette expérimentation permanente et cette maîtrise du délire techno dans «lovers in a dream» (titre qui aurait pu figurer dans MacCartneyI, à côté de «secretary temporary»).... Il est la note de piano qui fait mouche dans «Universal here, ..» et qui mute en jam endiablé quelques secondes après......la deuxième partie de «The fireman» sa dernière production, pourrait donner une leçon artistique universelle, s'il était hautain et pédagogue. Hors MacCa est gratuit et libre. Il est mon histoire d'amour musical, complexe et simple, AUTODIDACTE habité, talent sous-estimé. Un autre roi de la pop, un survivant solitaire. « Djux, rend moi « Yellow Submarine », et Nety « Pipe of Peace »...morceau éponyme, rare remède aux vague à l'âme........

lundi 14 septembre 2009

La passion de Nety


Passé outre la communion planétaire qui me fit attendre des heures le clip de Thriller devant le tube cathodique et être au rendez-vous; outre sur ma chemise ce flot de larmes que Nety a déversé lors de sa disparition, le même jour que son grand-père maternel qu'elle n'a jamais connu; passé outre la pyramide de rééditions précipitées qui s'érigent à l'entrée de chaque disquaire depuis des semaines; outre aussi l'amitié et la collaboration artistique avec ma grande passion musicale à moi Paul McCartney (entachée certes par l'achat des droits des Beatles); outre la folie de ma colocataire normande qui hurlait en pleine nuit les couplets de Bad lors de sa sortie et me faisait passer des nuits en pointillers, et enfin passé outre le fait que le R'n'B ne soit pas trop ma tasse de thé (la soul me comble amplement) et que l'underground de la musique autorpoduite est la ville musicale où j'habite .. je dois bien avouer être touché par cet art fraichement dépourvu de people, par la disparition du génie de Michael Jackson. Nety m'aiguille, me fait découvrir ou redécouvrir... j'admire sa fougue à créer un blog autour de cette passion bâtie à la force des oreilles et des chorégraphies... de l'épiderme. j'aime à écouter ce R'n'B métissé, « blanchi » à grands coups de guitares hard. Comment la remercier de m'avoir fait découvrir par exemple «I am love», ce morceau de bravoure de 7 minutes 30 sorti sur «dancing machine» des Jackson 5 en 1974, cette folie R'n'B progressive implacable, avec des nuances de Doobie Brother, Santana, David Axelrod.....
Comment peut-on ne pas être touché par les passions des autres quand elles sont constructives folles et créatrices...loin de nous et si proches. Nety, c' est ma fille, elle a 14 ans et je l'aime.




jeudi 30 juillet 2009

Beequeen



Il va falloir en découdre de ce disque.


Quand à quelques encablures d’ici flottent en format compressé les 18 minutes virtuelles de l’unique morceau « long stones circles » pour à peine 1 dollar de téléchargement, une mini pochette avec son matériel musical réapparaît dans les bacs, perdu entre les boîtiers plastiques, à la lettre B divers.
Comme pour mieux rendre précieux la composition, le disque miniature est soigneusement emprisonné dans un carton vert sombre, cousu intégralement et plaqué d’un Lys noir laqué. Le texte du morceau vient grillager cette fleur noire brillante.
Il va falloir découdre, découper, cisailler, ouvrir délicatement la pliure pour aller chercher le son engouffré. Il va falloir mériter l’écoute en redoublant d’ingéniosité afin de ne pas saccager l’enveloppe, pointant ainsi l’excitation et le fétichisme à son comble.
Il aura fallu trois ans pour enregistrer ce morceau (1992/95) sorti en 1997 et attendre 12 ans de plus pour le voir à nouveau proposé sous une pochette différente.
Edité chez Staalplaat, non loin des séries rares « mort aux vaches », cette pièce rééditée en 500 exemplaires est une perle rare de Beequeen, groupe néerlandais à la discographie complexe, éparpillée et introuvable.
Peut être un jour j’en découdrai avec ce disque et j’aurai le désire capitulé de laisser l’objet intact, l’audace d’ouvrir la peau, rouvrir la cicatrice pour écouter l’unique morceau « long stones ans circles ».




BEEQUEEN : "long stones circles" 1997 staaplaat (version originale) /Pochette cousue réédition :








mercredi 27 mai 2009

Dominique A


Mon ami nantais est-il supperstitieux ? Ses canaris préférés ont quand même retrouvé la ligue 2, 44 ans après leur première montée au top, à l'heure où sonnaient pour lui, ses 44 ans bien tapés. Rien qu'un symbole, une idée qui flotte et des coïncidences. A t-il eut peur de mourir à l'idée que les maillots jaune aient pu monter d'un cran à sa naissance et qu'il faille redescendre 44 ans après en Loire Atlantique ? Une histoire de 4, des idées qui passent, une espèce de religion liée au systématisme borné, à l'obsession du rituel, structurer la raison par des cycles.
Et si "la musique " venait conduire mes habitudes, du même effet que "Remué" dix ans auparavant. Un tic artistique ou une envie démissionnaire de se laisser aller à la même longueur d'onde diffusée par ce nouvel effort de Dominique A. Il est clair qu'à frissonner ainsi à chaque écoute des morceaux de l'album, (moi qui en général n'écoute un disque que 2 ou 3 fois de suite maximum), il doit bien avoir une explication à cette exacte assimilation de chaque note et chaque parole. Peut être est il possible de peindre de la même façon, lui qui cherche à confondre tous les arts dans une alchimie inspirée la plus complète. Trouver l'exacte concordance entre une couleur et un clocher; une note et un mot.
La superstition donc voudrait que je dérive et plonge aussi profondément qu'il y a dix ans, quand Remué avait fait de moi un recordman d'apnée sociale, un handicapé adulte, un pionner de mon cortex avec lequel j’ignorais beaucoup de sa texture. Remué est aussi sorti au printemps, l'aboutissement live en juin (une date de "la musique"est prévu pour le 10 de cette année), à l’époque déjà une décennie, la trentaine, venait de gifler mon insouciance....C'est la quarantaine cette fois-ci qui accompagne "la musique". Et puis ces petites coïncidences, l'année de naissance 1969, quelques addictions heurtant la raison, pour retrouver cette insouciance et l’inspiration puisque qu'il parait que tous les hommes sont hypocondriaques.
Et puis il faut bien avouer que, malgré les médias qui s'acharnent à le rapprocher de "la fossette", "La musique" rappelle à Remué de la façon la plus sincère et réaliste possible. Peu importe la façon, la forme, la boite à musique programmable, Dominique A est là et toute fringue d'une autre couleur que l'anthracite appuyé n'y changera rien... la peau est là, point de paysage, mais des hommes, des sentiments, des relations, de la vie, la vraie, du fort, pas du vide, de la violence froide et calme, de la sincérité meurtrie, du romantisme plaqué et subi, celui qu'on réclame parce que l'on souffre et qu'il n'est plus là à défaut de penser qu'il n'a jamais existé. Des hommes, des chimères, des déceptions, des blessures, acoustique ou organique, il est là....feinte à con, piège subtile.. il est là. Même si toutes les relations humaines sont vouées à l'échec, il est bon de rester avec eux, pour quelques moments de bien être, quelques secondes, pour ce bal relationnel infernal et lancinant.
A bah nan, j'suis con, pas possible de plonger dans la même dérive mélancolique, c'est un double album, Remué était simple. Aahhhh quel aubaine ce packaging élégant et généreux, un espoir pour rester la bouche hors de l'eau à happer l'air frais. D'autant plus que "la matière" est aussi relevé que "la musique", c’est bien un double album. Quelle belle idée de devenir prolixe, de bavarder ainsi la condition humaine des temps moderne.
La superstition tient à peu de chose. D'ailleurs mon amis n'est pas mort, Nantes est au plus mal, un sursis ?? nan, un fait récupéré qui fait vivre, comme les religions. D'ailleurs Dominique A est nantais lui aussi...... et si tout ça avait un lien....une connivence terrible qui fait de nous des êtres amoindris et abîmés d'angoisses ????
"La musique" est aux nues, Très très haut.... tiens, bizarre, les ondes espionnes de mon ordi affiche à l'introduction du disque le track listing de "la fossette'".....mouchard fossé, lien dévié, journaliste bougon, internet brouillon, je ne comprends rien à tout ça... Remué, La fossette, peu importe ..Dominique A est là, puissant, ferme, crânant, au dessus de tout, beau et implacable.


Dominique A : "la musique"-"la matière" 2009 label : cinq7


mardi 17 mars 2009

Antony & the Johnsons


Tel le merle enfin décidé à s’égosiller, j’ai attendu mon quota de lumière quotidien pour écouter Antony. Les journaux annoncent le redoux, un mieux éphémère, qu’il va falloir quand même patienter, manger la graine avant le fruit. Impatient et assoiffé de lumière, résilié à céder aux ondes, jetant l’éponge sur le ring discographique, abdiquant, las du climat et des ambiances, je me suis enfin décidé à mettre religieusement Antony sur la platine. Et Antony patient de ma décision lâche le gosier.
Pris en tenaille entre ce cloaque médiatique dont je me méfie toujours, et l’envie d’entendre Antony, je suis allé vers Antony. J’aime plus que tout les cœurs humides et les brumes légères. Si quelqu’un ici bas veut bien croire au paradis terrestre, je me plie. Toutes les glandes lacrymales commencent par la peau. Un ruisseau et quelques arbres peuvent suffire à l’extase. Rares sont les discours courageux qui revendiquent le paradis à nos pieds. Antony le dit et le chante. Alors que ses mots et ses notes quittent le dictionnaire corallien endormi dans l’homme qui cherche ailleurs les ficelles du confort, leurs brouillons s’épanouissent.
N’empêche la chair de poule est ici, dans nos boîtes crâniennes et le lyrisme d’Antony diffuse des armées de secondes paradisiaques et évidentes.
Pour avoir cueilli la fleur de peau sur les contrées de David Tibet ; côtoyé les surfaces « tubesques » et éclairées de Hercules and the Love Affair sans rien perdre de son éclat, pour être né du label visionnaire Secretly Canadian en 1998 ; et pour finalement dire sa fibre ramassée sans aucune transgression, Antony enfin écouté vient à point essuyer amoureusement le chant des oiseaux que l’horloge biologique de mars affiche depuis la nuit des temps.
Chassez les préjuger, remplissez vos huttes et caresser vos hamacs, laissez la rigueur sur le cintre, acceptez l’invitation quitte à bouffer de l’écorce et tout remettre en question. Limogez la méfiance balayez le scepticisme, écoutons Antony.
ANTONY & THE JOHNSONS ; the crying light 2008
label : secretly canadian
http://www.secretlycanadian.com/

De ces chants printaniers qui mettent en musique un tourbillon culturel, je me trouve violemment coincé entre Bashung en partance et Dominique A annoncé. Ce tiraillement me plaque la gueule dans une abstinence musicale recueillie. Les écorchés sont là comme un étau, et ça serre, un coup de crossroad à méditer, un recul agnostique, un écart sacerdotal.
J'attends "La musique" qui pourra peut être me faire oublier "L'imprudence".
« j’ai dû révé trop fort » que nous étions « immortels ».

vendredi 6 mars 2009

Mothlite


Quelques endormissements de fortune dessinent des postures inconfortables aux grimaces souvent incommodes voire effrayantes. Et la paupière reste légèrement ouverte, assez pour que l’on puisse voir se balancer un va-et-vient lent et inquiétant, le trait de l’iris dévoilé. L’œil refuse l’obscurité et suit le croissant entrouvert comme un balancier épieur pour que le cerveau vivace reste connecté. Lorsque la paupière se ferme entièrement, c’est la bosse de l’iris sur la surface de ce rideau protecteur que l’on devine en suivant ses mouvements aveugles. La pupille dilatée cherche alors dans l’inconscient songeur la lumière disparue et le souvenir de quelques images subliminales; les couleurs; les luminosités alors triées, filtrées et métamorphosées par un subconscient halluciné. L’écoute de « the flax of reverie » de MOTHLITE devant une telle collection de R.E.M et au moment même où l’état comateux d’un éveil fatigué réclame l’abandon, épouse à merveille cette transition de la réalité au rêve. Une nouvelle situation où tout fusionne, le son, l'image, la pochette, un autre paysage musical.
Le rock progressif est une musique obsolète, fichée ringarde, il cherche pourtant la lumière pour des paysages plein de rêves en mosaïques, des mondes nouveaux sans cesse changeant et rebondissant. Tant de groupes on bâti leur vision chaotique avec ce mode d’expression, à commencer par le mythique Genesis des débuts, puis Pink Floyd en demi teinte, Porcupine Tree... Extrêmement réceptives pour le corps, les images sonores en puzzle véhiculent au cerveau le paradoxe le plus profond du sommeil, alternant plages planantes et ricochets chaotiques jusqu’au choc du galet plat sur la réalité.
Un psychédélisme terre à terre, une transe ponctuelle injectée de soubresauts avant l’accalmie ambiante d’un violon ou d’un synthé.
Il est fort à parier que ce disque atypique restera cloué aux oubliettes, n’empêche, il est une des raisons essentielle pour laquelle il est encore bon d’écouter ce genre de musique empirique et constructive. Elle prend ici toute ses couleurs les plus contrastées et son ampleur justifiée.
Le piano est bavard et la voix exubérante comme chez 90 day men (qui oeuvre sous la même toiture); la pop est chaotique et le rock arty comme savait le faire This Heat, les ambiances inquiétantes et le jazz musclé. On peut sentir un léger agacement lors d’une première écoute éveillée. Il est donc de ces disques qui se prennent dans certaines conditions. C’est dans l’endormissement que celui-ci se savoure, dans un degré autre que la réalité peut proposer.
« nevergoodwood » peut même aller jusqu’à réver d’"atom and plum" de Bed marié à du King Crimson des 70’s, puis les montagnes de Rothko surgissent toujours aussi aérées dans « cauldron ». C’est enfin avec « hypnogogue » que viennent s’entrechoquer le génie des 90 day men et les chœurs fous d’animal collective. On comprend mal alors que l’unanimité des médias s’esbroufe le bulbe sur ce dernier groupe qu’on aimerait bien voir grandir un jour, alors que dans l’ombre, la même folie artistique libre de tout format et toute calibration (il faut quand avouer qu’Animal collective sort les mêmes disques depuis quelques années) vient offrir un intense moment de plaisir musical libre. Le rock progressif de Mothlite passe quelquefois par des plages sombres et orageuses, mystérieuses et cauchemardesques, comme un œil révulsé qui roule derrière une mince couche de peau, un instinct de survie dans le repos, un coma habité, la transition juste du monde réel et du rêve.

MOTHLITE « the flax of reverie » 2008 label : southern
http://www.mothlite.com/
http://www.southern.com/

quand on aime : 90 day men; this heat, pink floyd
merci à Claude pour ses lectures fidèles et ses encouragements

Jethro Tull 1984

  Par le biais d’une bouderie d’époque, il faut que je vous cause une fois de plus d’un de mes chouchous permanents. 1984, ma tronche en bi...