1989, enfin une meuf dans ma vie. Alors obligé, les albums dévorés cette année là ressemblent à une Madeleine. C'est pas son prénom à celle qui va alors m'accompagner, c'est juste mon cortex bandé comme une arbalète à chacune des écoutes de ces opus-là. Explication de mon favoritisme pour ces albums de ces artistes ? surement. « Travel-Log » et « Oh ! Mercy » sont mes chouchous respectifs de JJ & Bob. J'ai consulté quelques articles d'alors pour me rendre compte et triturer la crédibilité de mon affect. Lectures confortant, quasi dithyrambiques. Quelles productions !! « Man in the long black coat » dans un sublime western, comme « No time ». « Everything is broken » il a déjà était aussi emballé dans le rythme le Bob ? « New Orleans» viens on se casse loin.. « Tijuana » ? si tu veux.. « Hold on Baby ». Ouaih, je tentais l'effet branleur, on fait c'qu'on peut. Je retente le truc de temps en temps, j'ai plus de bide maintenant (du verbe bider hein) et il manque les cheveux et la verdure de quelques sentiments en herbe. Quoi queue.
Et puis il y a ce Petty.
« Full Moon Fever » aurait pu être mon
préféré si « Wildflowers » ne lui avait
pas couper net la chique. Il n’empêche cet album est sublime et ce
visage repéré dans la foule était à moi, je l'avais et le tenais,
quelque chose planait, je prenais en éponge la moindre émotion.
Romantisme à sortir et errer juste pour être ensemble, presque
toujours en musique. Cassettes dans la caisse pour des ballades plus
lointaines, les séjours ailleurs, l'autoradio à graver
définitivement ces chansons d'une bande originale sentimentale.
Un changement de son pour les trois, comme dans mon quotidien incertain, une nouvelle erre, des pochettes primaires et légères comme ma tronche à l'époque, mes chouchous à moi de Bob JJ Tom, Tom à une petite fleur près, celle que je tenais serrée dans mes mains en 1989. J'étais paumé, j'avais enfin une paume.
Tiens, aujourd’hui c'est sa première fête des grand-mères à ma lycéenne.
Trois albums dominicaux à transmettre, je mettrai un point d'honneur à lui faire écouter sur mes cassettes d'origine, comme en 1989. "Love is a long road" et ce visage dans la foule...
Ces trois-là, ce sont des sommets, leurs meilleurs ou bien c'est moi ?
JJ Cale « Travel Log » - Bob Dylan « Oh ! Mercy » - Tom Petty « Full Moon Fever » 1989



12 commentaires:
Le JJ Cale , oui pour moi aussi son sommet.
Tom Petty ... pas loin, mais détrôné récemment par le fantastique "Kiss My Amps" de 2025, ce Live de légende.
Dylan, peu dans mes écoutes, mais musicalement je craque sur "Desire" de 1976, et "historiquement" pour "Slow Train Coming" ..
Faut que j'écoute le tien, peu de souvenirs.
Et puis 89, chez moi c'était plutôt Lou Reed (New York) Mano Negra (Puta's Fever) Lenny Kravitz (Let Love Rule) et Cure (Desintegration)
Je note trois albums, je connais un peu le Tom Petty sans avoir suffisamment adhérer au talent que je soupçonne : pas ostentatoire, sincère. 89..91 de mon côté je cesse l’achat compulsif de disque, c’est ma période d’expatrié à Memphis, et donc influencé par la TV : Stones, Tears for Fears et tiens Tom Petty pour « Into the Great Wide Open »
Si j’adooore JJ Cale et Dylan, je ne connais pas tes deux autres madeleines, pas du tout. Je me promets de tenter le coup dans les jours à venir, surtout ce JJ Cale même pas référencé dans le moindre de mes neurones. Vérifier que le disque tient debout seul sans l’aide d’une belle émotion vécue par ailleurs.
des 3 je ne connais que le Dylan qui est un de mes préférés du bonhomme. J’ai vendu mes Tom Petty, j’avais arrêté de le suivre à Let me up, le rock stagnait, voire rétrogradait, en 1989. Tout avait été dit, me semble-t-il. Public Enemy était bien plus passionnant.
J’ai encore mes JJ Cale (jusqu'à Shades), j'hésite justement sur leur sort. C’est une situation qui finalement me plait assez, devoir choisir ce qui est indéboulonnable et me débarrasser de ce qui ne l’est pas. Prochaine réflexion, est-il vraiment nécessaire d’avoir plus d’albums d’Otis Redding qu’il n’en a enregistré de son vivant ?
C'est toi, mais c'est pas grave...
Pour le Dylan pas vraiment d'avis mais plein d'autres préférés, ouais plein. Mais alors plein.
JJ Cale mon préféré reste le premier que j'ai acheté, Okie, une madeleine quoi.
Pour TP je vois où tu vas mais là c'est moi ... et parce que je suis bien plus vieux que toi j'ai pris de plein fouet les 3 premiers, avec les HB certes, insurmontables, insurpassables, imparables, meuf ou pas !
La bise mon Cha
Desire et Slow Train très haut pour moi aussi, mais l'effet madeleine. Faut que je plonge sur Kiss my Amps.
Oh la la.. bientôt les 1er salaires, j'attaque la période achats compulsifs, qui va durer... 30 ans. Merdouille..ce JJ, on le voit pas souvent dans les billets. Je le trouve vraiment sublime.
:o.. tu me fait mal, même les secondaires, voire les totals dispensables, je n lâche aucune galette. L'indéboulonnable pour moi n'est pas le même suivant les époques, l'age, les humeurs. Otis, comme Hendrix ? ça pleut, ça fout le merdier dans les discographies. Le JJ c'est le début d'une autre ère .. j'adore tous les suivants (superbe triplette Number10, Closer to you et Guitar man), différemment de tous les précédents, mais avec la même tendresse.
:)) mon cerveau vrillé à sans doute agit..me demande bien sans meuf comme il aurait agit le Travel Log. Je savais pour TP, on avait déjà causé des premiers. Me suis payé le disque rouge en vinyle y'a peu de temps. C'est chouette. C'est peut être aussi le "léger" décalage de l'age comme tu dis :)..et faut pas oublier qu'à cette époque, j'étais enfoui et enlisé dans Floyd BJH et Fleetwood.. quand même ;D La biz
Slow train coming et Desire sont fantastiques. Bizarrement je suis aussi fan de Self Portrait et son complément de 72. Et Time Out Of Mind, aussi. Pff, Dylan. Je ne pense jamais à lui au moment de citer des noms, mais quand je regarde sa discographie, c’est vertigineux.
Jimi Hendrix, intouchable. Albums posthumes et Live inclus.
Otis, je pense que le dématérialisé me suffira. J’ai réfléchi à la question, Otis est un homme de chansons et pas d’albums. Tu vois où je place mon curseur ?
JJ Cale, c’est un peu pareil, pas tellement un mec à album et puis je ne l’écoute plus depuis des siècles. Sans rien retirer de ses qualités, mais quand je suis dans ce feeling je vais sur Dire Straits. Je ne vendrai jamais Communiqué, par exemple. Et je garderai aussi du Clapton. Pourtant on sait tout ce qu’ils doivent à JJ Cale.
C’est passionnant de vendre ses disques, au moins autant que de les avoir acheté )))
Ah ouaih.. Dire Straits.. j'aurai pas parié ces gars de ton côté :) En plus le Communiqué j'avais pas lu que du bien, genre syndrome du 2eme album. Moi j'adore, comme le rouge d'après d'ailleurs. C'est court et vite torché Dire Straits. J'ai embrayé et suis la carrière de Knopfler comme il se doit. Sa flopée de Lp passent en boucle très souvent, partout, tout le temps. Donc, Clapton, c'est aussi la période au son JJ-Dire Straits ??.. Moi j'adore l'ère de 461 Ocean, jusqu'à "Money and Cigarette".. "No reason to cry" génial..
Les critiques n’aiment pas partager les goûts des masses populaires. Avec Sultans of swing, Dire Straits leur a échappé, Communiqué en a donc souffert. C’est leur mélasse habituelle. Perso, je trouverais incohérent de vanter Slow Train Coming tout en dénigrant Communiqué.
Clapton, on parle bien de la même période qui va jusqu'à Money and Cigarettes, dont la production en son temps admirable a finalement mal vieilli. En fait, je suis même allé jusqu'à Behind The Sun que je n’ai jamais réussi à détester.
La toile Knopfler.. Slow Train, comme Infidels.. et comme Willy DeVille, et Bryan Ferry sur "Boys and Girls". Un jour on montrera son impact réel, quand aussi on redécouvrira sa carrière solo. C'est calme, fin, mou et délicieux :)))
J'adore temps en temps écouter "Money.." de Clapton, désuet, son particulier, simple, carré et dodu, un peu comme "Mirage" des Fleetwood. J'étais fâché à l'époque qudn Pjil Collins est venu ampouler le son.. ça va mieux maintenant. "August" est assez puissant qd même.
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