Assis sur le toit du monde, il saupoudre les courbes bleues de sa poussière féconde et dorée. Comme un génie de routine, mais toujours plus beau sans cesse. Paul est posé là en posologie permanente, histoire que maintenir le globe en rotation. Bien longtemps que les forces de frottement ont baissé les bras. Huilé. Tellement haut, le coude posé sur l'épaule de John, le plus naturellement du monde, Paul, we two, Paul et tout le reste, nous envoie une salve lustrale de quelques chansons religions. L'évidence coule de source.
La source.
Intarissable.
C'est une saison, le cycle, école sans cliché, cas d'empreinte fossile empruntée, du bateau qui a vu les milles continents, Johnny Cash gentleman avec l'élégance en plus et un brin de féminité naturelle. La patine burinée, le geste classe, manuscrit et partition célestes. Paupières mélancoliques, le poids des regards, neutres pochettes de disque, celui-là est apothéotique. La pertinence des ondes s’octroie la quintessence. "As you lie there".
Pendant qu'ici, en bas, nous sommes tous à nous courber, que l'on tend à s'étendre, croulons, glissons à succomber, luttons comme des aliborons à lunettes, Paul élabore et arbore sur les âmes et les houppiers, dépose tout à nos pieds en montrant la certitude dès potron-minet.
J'ai commencé l'album avec " As you lie there" en boucle, fébrile, suffoquant, emberlué dans l'éberluance. Je me suis dis, je vais faire pareil pour chacune des chansons. La voix embraillée hurle encore, c'est dans les aigus et les cris qu'il est encore le plus facile. Tout a défilé, j'ai commencé à sangloter à la 7ème révolution des pistes, perdu entre notre naine blanche et la cendre lunaire. Tout en bas, le bleu ciel des mers s'arc-en-cielisait. Quelques nuages ont rosi des joues, déserts empourprés. Sortir le grand jeu d'un battement d'espiègles cils acrimonieux, force et délicatesse.
Séculaire.
Il y a le benjamin Watt et l'ancestrale puissance, une grande jeunesse dans les joules, seules les gaines des câbles vieillissent. Le jus jute et passe par tous les embranchements emmanchés d'outre Manche. Sous les océans, tous semble câblé.
Il n'est plus nécessaire depuis un bail, de s'étendre sur Macca, la messe est dite. Je suis juste plaqué sur mon hamac à prêcher.
Paul
McCartney 2026
"The
Boys of Dungeon Lane"

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