lundi 13 février 2012

Paul McCartney 2012



Grand Jeu Sans Frontière Des Bloggers Mangeurs De Disques (Deuxième édition)
Thème # 1 : Le lundi au soleil
La liste des participants ici.



Les lundi, faut aller au boulot, juste après un néant dominical qui devrait nous motiver pour bouger à nouveau, fraichement revigoré par une léthargique grasse matinée. Mais il faut s'affairer, coller au trafic, penser au navigo, affligé d'un -15°C ou d'un déluge vengeur. Oui, mais voilà, le lundi, c'est aussi le jour du disquaire pour moi, histoire de trouver un alibi d'être une fois de plus collé au tumulte, avec ses caisses de nouveautés, pourfendeurs de sorties, racoleurs d'actualité musicale.
Mon disquaire, c'est le soleil du lundi, c'est ma visite obligatoire vers une tanière musicale dans laquelle je ne reconnais plus personne.
C'est lundi, c'est l'hiver, c'est chiant, mais c'est disquaire.
Lundi dernier, j'ai loupé le rendez-vous planétaire pour cause de neige. Jimmy de toute façon avait annoncé et susurré. Cette fois-ci c'est pour moi, lundi 13 février, peu importe la météo, il fait soleil, mon Paulo est amoureux. Nancy bravant la pluie marocaine, la Valentine revigorant l'entité britannique pour une chanson d'amour de plus.

Imaginez le sublime « As time goes by » de Brian Ferry en humble Cole Porter, imaginez Gainsbourg en « Confidentiel » parce que l'on sait jamais où vont les femmes, du Sinatra, du Dean Martin, du Nat King Cole's, puis des ballades Macca, comme « baby's request » apparu sur « Back to the egg » 1979 (dernière pièce des wings et reprises ici), ou « distraction » sur « Flower in the dirt » 1989 (sublime balade crée avec Elvis Costello). On est exactement à cet endroit dans le style. Et pour l'exercice, Paul est un habitué : « Run devil run », « choba cccp », « Working classical ».
« My valentine », une des trois compositions, vient juste monter qu'il peut reprendre, revisiter, mais aussi égaler et surpasser, c'est la plus belle chanson du disque, celle qui flotte comme ça, et surfe sur n'importe quelle atmosphère, pluvieuse, caniculaire, tempétueuse, maussade et grise, c'est lundi, jour des sorties, j'ai « Kisses on the bottom » dans les oreilles, impossible d'avouer le temps qu'il fait. L'éternel jeune homme envoie à sa façon la clémence du ciel.

Il y a quelques semaine il embrasait notre POPB avec une facilité déconcertante et énergique, il vient juste ensoleiller mon lundi, et comme un gosse j'arpente les larges avenues de la rue Saint Michel avec la pochette vide dans mon sac en plastique bleu intense, le disque lui se répand classieusement dans mon casque, un slow jazz langoureux, lumineux, dehors c'est gris, il fait -1°C, la neige arrive... connerie tout ça, « une chose qu'on verra jamais »...... je vous dit qu'il fait soleil.
On peut faire briller une journée maussade, juste à l'imaginer, aidé par une bande-son anticyclonique.
Moi j'ai un thème: à chaque jeu un Macca... chiche !!!
Paul McCartney 2012 « Kisses on the bottom » label : mpl/universal
www.paulmccartney.com
échelle de richter : 8,8
support cd
après 1 écoute










samedi 11 février 2012

Gonjasufi



Autres collages, mais du côté Warp records cette fois-ci. De l'abstract hip hop pas méconnu, mais foutraquement enivrant pour un touriste du genre comme moi. De l'opulence des derniers travaux de Gonjasufi: un album copieux et un autre lâché en pâture aux mixeurs immédiatement après, il ne reste que cette étourdissante exploration de 24 minutes, finalement suffisantes. J'ai jamais réussi à finir la cuvée horaire 2010. Homogène, beaucoup plus que « Sufi and killer » et le formidable tube « she gone » .
Ici pas de tube, un concept court qui ne demande rien de plus. Une jolie intériorisation sombre, exploration glauque avec tout ce que les amateurs du style réclament. Le genre tend au tour de l'horloge, ce demi-cercle électronique assouvi amplement mon envie de patchwork psychédélique, mon vague à l'âme urbain. Un petit poil déçu quand même, je trouvais la pochette tellement parlante.
Gonjasufi 2012 « MU.ZZ.LE » label : warp
échelle de richter : 4,4
support cd
après 2 écoutes.


Lilacs & champagne




Une épopée fantomatique sombre et gorgée de collages tout horizon vient offrir à l'auditeur un paysage cinématographique grave et lancinant.
Du cinéma Wax Tailor ou Professeur Inlassable, comme s'il avait rencontré L.Pierre, en plus cave, plus guitare.
Pas de thème particulier pour l'exploration, les voix convoquent Elvis, les Bee Gees, les couleurs se chambardent comme des ricochets, comme un zappe infernal et maîtrisé.
La différence avec les autres collages, c'est que Lilacs & Champagne provient de Grails, dont deux membres ses ont échappés. Tel un DJ progressif, cool et psychédélique, les deux hommes échappés s'attardent sur un trip hop qui se fait de plus en plus rare, avec une petite touche post rock qui fait la crane de leur groupe officiel.
Malgré le foutraque et quelques évasions ludiques, on ne se sent pas dispersé, ni perdu, on est pris au sérieux. La preuve d'une grande maitrise, et d'une fameuse expérience des deux échappés. Reste à faire un peu de pub pour ce très bon disque dont il est fort à parier qu'il passe rapidement aux oubliettes, malgré la largeur d'esprit des inspirations.


Lilacs & Champagne 2012 « Lilacs & champagne » label : mexican summer
http://www.mexicansummer.com/
échelle de richter : 8
support cd
après 3 écoutes.










jeudi 9 février 2012

Trailer Trash Tracys




Il y a du Broadcast chez Trailer trash tracys 2012, mais projeté dans la décennie eighties. Il y a donc du Cat's eyes mais sans la voix masculine. Suzanne Aztoria assume seule, au beau milieu de ce brouillard artificiel londonien. Il y a du Tamaryn aussi, mais avec le cliché du shoegazing en moins, les guitares froides sont mieux sapées et légèrement extravagantes. L'esprit Joy Division en toile de fond, la résonance extrême se colle au romantisme insalubre d'un son cathédrale pop d'un siècle futur et voluptueusement gothique.
Sérieux, spacieux, glacé, court et fondamental, d'une facilité déconcertante moi qui suit encore un poil revêche aux 80's.... des vapeurs sibériennes, un batteur synthétique, une candeur féminine pour exprimer cette cohésion collective. Une bande son idéale pour dévaler les trottoirs verglacés en funambule, avec cette sensation bizarre et stable d'avoir hyper-chaud à l'intérieur.
Leur nébulosité stratosphérique est à deux doigts de nous projeter dans la sensualité sexuellement décadente d'une relation platonique.
Un impassible orgasme pop.

Nouveauté vivement conseillée, pochette sublime.


Trailer trash tracys 2012 « Ester » label : double six/domino
www.doublesixrecords.com
http://trailertrashtracys.com
échelle de richter : 8,5
support cd
après 3 écoutes













mercredi 8 février 2012

Shearwater



Shearwater a toujours eu un penchant pour la faune, quelle soit des airs, maritime et des contrées qui les accueillent. Des félins cette fois-ci, des hyènes et des singes et les arrangements rugissent. Le son gronde loin du boisé habituel, loin du chaleureux folk à la verticalité marine ou aérienne. Jonathan Meiburg montre les griffes, le son se refroidi, se durcit, s'emballe, les bêtes ici sont empaillées, comme sur la pochette d'Interpol sur « our love to admir », même froideur, même saccades. Fini les puffins et les freux.


Le garde forestier ornithologue est devenu taxidermiste. Jonathan depuis sa collaboration avec James Stewart de Xiu Xiu a dû endurcir son art, a séché la sève. Et pourtant les mélodies sont là, l'ardeur et l'émotion biologique, on la retrouve sur « insolence ». Menaçant plus qu'émerveillé, le nouvel album de Shearwater gronde comme ces animaux dominants, marque son territoire fermement bien loin de « la dame et la licorne» que j'avais sacralisé.
Comme Iron & wine, Shearwater chez Sub pop a perdu de son folk et s'est « urbanisé », laissant l'émotion pour une envergure technologique musicale, une rugosité, une nervosité rock en décalage avec ce cerveau des grands espaces, une allure autre qui pourrait froisser les habitués et ravir les blasés de l'écorce.

Shearwater 2012 « Animal joy » label : sub pop
échelle de richter : 6,5
support cd
après 1 écoute

www.shearwatermusic.com
www.subpop.com



lundi 6 février 2012

"Gallardon de papier Joseph" 7 février 2012




















Stephan Micus 2004 "life" label : ECM

Limousine


Délicieuses contines théâtrales et cinématographiques allant flirter avec Air de « Virgin suicide » et son saxo langoureux (« cosmos »), Vincent Gallo période « When » (avec « drianke ») et Brian Eno pour les étendues. Un peu de post rock cristallin dès l'intro du disque « la gaviota », ou sur « ondine » et surtout « the reindeer », rappellent à la mélancolie et donnent une envergure plus grave. Un léger esprit jazz vient habiter ses plages synthétiques et cuivrées. Une ambiance feutrée, proche, que l'on peut s'approprier au générique de notre film à nous, la bande son d'une journée paresseuse, du quotidien flemmard, terminé sur une note pop aérée « dude ».
Quelques groupes d'ici brillent dans un jazz-pop alourdi de post rock gracieux, je pense à Nlf3, Centenaire, Don Nino, Manuel Bienvenu, LeCoq.
Dans Limousine, il y a le compositeur et saxophoniste de Poni Hoax. Ils sortent leur deuxième album « II » après sept ans de silence.

Billet complet chez Benoit.

Limousine 2012 « II » label : le taxi prod
www.myspace.com/limousineband
échelle de richter : 7,5
support cd
après 2 écoutes










dimanche 5 février 2012

Mississippi John Hurt




Le terreux du côté de l'oncle Sam pour mettre en scène la tombée de la nuit sur cette plaine saupoudrée. Le foyer exalte, la braise de charme est généreuse, tout crépite. Des racines traditionnelles, du blues folk country, histoire de réchauffer un peu l'âme. Du finger picking rocking chair façon JJ Cale, de l'espièglerie boisée façon Léon Redbone. Sauf que là, c'est Mississippi John Hurt, une branche souterraine des terres américaines. Le ciel dominical exsude le plomb sur le sol qu'il a façonné en miroir, juste pour lui redonner ce teint blafard. Le son est minimal et chaud. Un bon Mississippi John Hurt pour finir cette journée d'hiver au coin du feu.


Mississippi John Hurt 1963 « Today! »
distribiteur : vanguard


échelle de richter : 7,1

support location

après 1 écoute







Crescent




La neige ouate les esgourdes dans un gris engourdissant. Pas d'embellie dans l'azur, et pourtant le ciel se fait aveuglant. Tout dort, une attente acouphène, l'onde ramollit les pensées et l'on végète dans un jazz visqueux, baigne dans une mélasse acoustique sans agressivité aucune.


Matt Jones tape sur des verres de vin, joue de la guitare espagnole, Jasper Larsen lui est concentré congas et maracas d&éfinitivement ramolis, Kate Wright (des Movietone) claque sa basse endormie. Enfin, quelques cordes ensommeillées et xylophones délétères sont assurés par Sam Jones.
Crescent est un groupe sombre culte, « By the roads and the fields » couvert par Fat-cat en 2004, leur avant-dernière opus avant l'utlime "Little waves" en 2007, un jazz dub anthracite quand la nuit tombe sur des plaines neigeuses, un groupe dans une transition apaisée, logé à Bristol, une introspection acoustique étourdissante.


Introverti, contemplatif, monotone, transe cérébrale de cortex engourdi, hibernation des utopies, juste s'acagnarder pour prendre la dérive au creux des reins, bercé par quelques notes fausses pour mieux dévier encore sur les multiples itinéraires bis, vers l'acidité soft d'un son toxique et moelleux.
J'ai toujours placé Crescent et Hood sur un même palier abyssal. Deux groupes révolus, Hood sort son intégral en coffret, Crescent lui, a disparu des paysages nocturnes, rien depuis 2007.



….metal & china bowls, brass pineapple, bongos, humming, drum kits, saxacorder.... une évasion musicale en bricolage psychédélique, létale et revigorant, glacial et visqueux, cet épilogue anglais est un véritable trip neigeux, une sombre coulée dans le gris bleuté, le cryo-jazz dépressif réconfortant.

Crescent 2004 « By the road and the fields » label : fat-cat
www.fat-cat.co.uk
échelle de richter : 8
support cd
après 100 écoutes












Nick Cave & Warren Ellis





Un autre Nick Cave pour un dimanche avec la neige en plus. Paysage ouaté, la voix en moins. Jour caverneux jouant avec le capitonné, collaboration avec Warren Ellis pour un colossal travail cinématographique réuni sur un double cd. Vu d'ensemble sur ce magnifique jeu néo-classique, classique, expérimental et ambiant.
« White lunar » pour un dimanche crayeux, un horizon crémeux, une toile de fond sibérienne.

Nick Cave & Warren Ellis 2009 « White lunar » label : mute
échelle de richter 9
support gravure audio
après 2 écoutes
http://www.mute.com/
www.nickcaveandthebadseeds.com/home
















samedi 4 février 2012

Anna Ternheim




Écouter un nouvel album d'Anna Ternheim, c'est comme aller chez une vieille copine juste pour recevoir un peu de réconfort, quelques confidences familières et se dévoiler. C'est pas le genre de fille à faire du grabuge, du ramdam dans sa vie, comme Dido par exemple, son plus proche clone médiatique outre atlantique.
Anna Ternheim, c'est une fidélité réconfortante inébranlable, peu importe ceux qui prétendent que c'est toujours un peu la même chose. Elle est rassurante, douce et pleine d'espoir...une des plus belles folkeuses penchées sur le traditionnel américain, malgré son identité scandinave. Ses mélodies bercées sont à se tordre de douleur.
« Living on a may day », le dernier album en date, avec sa touche travaillée, et le son recroquevillé, m'avait touché en plein cœur par sa rupture mélancolique et son originalité. La même émotion qu'en 2004, à la découverte de son premier album « Somebody outside ».
Ici, Anna nous rappelle au glusosé, au classique de son art avec une belle production et de jolis arrangements. Bande-son idéale pour un hiver ensoleillé avec de fins musiciens liés dans le dosage. Un léger voile sur ses cordes vocales, une vision folk complètement éclaircie par des constructions mélodiques imparables, une approche sentimentale, une fidélité acoustique et une identité sensible qui injecte un bien-être à chacune de ses visites chez elle. Accords mineurs, capo sur le troisième fret, des ballades au creux de quelques vallées vertes et fraîches, avec de l'eau qui ruisselle, d'inconsciences chafouines et de séduction nue.



Anna Ternheim, le gîte, l'appel pop d'une sirène boisée, un refuge unique peu fréquenté et pourtant si accessible. Un sentier à trouver entre forêts et rivages.
Matt Sweeney traine ici avec sa guitare, Will Oldham en invité vocal, et une pléthore de musiciens délicats. Je suis très amoureux d'Anna, sa façon de me parler.

Anna Ternheim 2012 « The night visitor » label : universal


www.annaternheim.com
échelle de richter : 7,9
support cd
après 4 écoutes

















une ancienne (2009):



mardi 31 janvier 2012

Site peinture
















Songs of green pheasant



En 2007, Fat-cat offrait des ballades pop vaporeuse touchées par la grâce, contemplative et automnale. Song of green pheasant sortait son deuxième album dans la plus grande indifférence. Et pourtant ce voyage immobile ouvrait toutes les voix éthérées pour convoler vers le vaste océanique, la brume fraiche, le progressif nuageux, une mélancolie inextricable dont il est difficile de se défaire.
Duncan Sumpner se dépatouillait seul avec sa mélancolie, avec quelques invités instrumentistes.

S'acoquiner, s'approcher des sentiments, contempler en huit clôt, joindre l'intimité, atténuer l'envergure des guitares, inviter. Song of green pheasant est passé de Fat-cat à l'extraordinaire refuge de Rusted Rail qui détient un catalogue épure, un art recroquevillé sur nos pâles introspections. Toujours cette trompette langoureuse, ces accords sensibles, ce violon pur. Tout est grevé de nuages, mais cette fois-ci, nous sommes à l'intérieur. L'abri défend la grisaille des âmes, console des affronts, le jeune loup entre et vient licher la plaie pourfendue des désillusions... tout près du feu.
Les premiers flocons d'hiver tardif pleuvinent, bientôt février, j'avais déjà pensé au printemps, j'avais oublié Song of green pheasant. Il réapparait sous un long manteau calfeutré, écharpe et tristesse, grisaille teintée d'ocre orangé, comme sur la magnifique pochette de photo découpée main du fantastique label secret. Sublime et confortable, une pop fraiche comme Shearwater, proche comme un Gorky's Zygotic Mynci.

Merci à Markab pour la belle coïncidence musicale neuve.

Song of green pheasant 2012 « Soft wounds » label : rusted rail.
Échelle de richter 8,9
support cd
après 4 écoutes
www.rustedrail.com
www.myspace.com/songsofgreenpheasant












lundi 30 janvier 2012

"Pleine lune" 30 janvier 2012









Pink Floyd "the dark side of the moon / wish you where here: experience edition" 73/75/2011.

Sur deux réeditions, le concert inédit Wembley 1974 (contenant partiellement dark side/wish/animals), seul prétexte pour acquérir ces deux seuls albums du coffret intégral contenant des inédits.


dimanche 29 janvier 2012

"Abandon" 28 janvier 2012







Keith Berry 2011 "the ear that was sold to a fish / turn right a thousand feet from here" label : infraction www.infractionrecords.com






"Eparpillée" 24 janvier 2012




Clogs "lullaby for sue" - "Thom's night out"








samedi 28 janvier 2012

Mi and L'Au 2012




Mira et Laurent avance au fil des albums comme une banquise à la dérive. Toujours cette même pureté de blancheur, cette même vision glacée des sentiments.
Laurent est un proche de Devendra Banhart, aussi en 2005, ce dernier devait faire les présentations avec Michael Gira. Il en découlera une épure folk intime pour le couple sortie chez Young god records. Austère, nu et boisé, le premier disque de Mi and L’Au saisissait par la fragilité féerique. Et la chaleur des cordes sèches ranimait les mélodies pleureuses.
Quelques opus intermédiaires, la symphonie romantique du couple franco-finlandais est devenu synthétique, à l’image de Piano magic qui eux aussi fonctionne sur deux voix de sexe opposé.



Des couleurs et des contrastes différents, l’émotion reste intacte. L’analogique a remplacé les accords de guitare sèche. Le design est ciblé esthétique des personnages qui sont beaux comme Angus & Julia Stone, voire The kills. Toute l’enveloppe a muté, la technique s’est modernisée, mais la cohérence de leurs inspirations perdure. On est très loin de la cabane enneigée au beau milieu d'une forêt. Une façon nouvelle d’exprimer les mêmes états d’âme.
Un tourbillon sensible touché par la grâce, une pop clavier « symphonisée » comme des nappes de 4AD. Une mutation urbaine pour les mêmes frissons.

Ma première galette 2012, superbe nouveauté.

Mi and L'Au 2012 « If beauty is a crime » label : alter K
www.myspace.com/miandlauspace
www.facebook.com/wearemiandlau
échelle de richter : 8,7
support cd
après 2 écoutes





mercredi 25 janvier 2012

Alva Noto & Ryuichi Sakamoto



Ryuichi Sakamoto a souvent offert ses notes de piano à quelques architectes sonores, Fennesz dernièrement. C'est avec une fidélité plus franche qu'il s'est associé à l'architecte musical Alva Noto.
Celui-ci sème les notes de piano de Sakamoto sur les terres blanches et pastel de grandes étendues gelées. Une aquarelle sonore n'existe qu'avec le silence, qu'avec le fond blanc qui transmet la lumière.
Symbiose ou osmose, l'acoustique n'a jamais autant convolé vers l'électronique. Deux mondes opposés s'entrechoquent pour ondoyer vers un spectre neigeux, l'artique et l'antartique en fusion vers un marbre pur.
Des crépitements émettent des cordes du piano, ondulent et s'évaporent comme des convections séminales.

Plusieurs variations sont nées de ce binôme cérébral. Ce son vaporeux et fantomatique s'enfuit de Raster-Noton, l'auberge artistique prestigieuse d'Alva Noto. Toutes les pochettes sont blanches, avec une simple touche de couleur pastel qui vient délicatement nuancer le silence blême.

Alva Noto & Ryuichi Sakamoto 2011 « Summvs » label : raster noton
« Vrioon »2002; « Insen »2005; « Revep »2005; « Utp- »2011;

www.raster-noton.net
www.sitesakamoto.com
www.alvanoto.com
échelle de richter : 8,5
support cd
après 4 écoutes