Grand Jeu Sans Frontière Des Bloggers Mangeurs De Disques (Deuxième édition)
Thème # 1 : Le lundi au soleil
La liste des participants ici.
Les lundi, faut aller au boulot, juste après un néant dominical qui devrait nous motiver pour bouger à nouveau, fraichement revigoré par une léthargique grasse matinée. Mais il faut s'affairer, coller au trafic, penser au navigo, affligé d'un -15°C ou d'un déluge vengeur. Oui, mais voilà, le lundi, c'est aussi le jour du disquaire pour moi, histoire de trouver un alibi d'être une fois de plus collé au tumulte, avec ses caisses de nouveautés, pourfendeurs de sorties, racoleurs d'actualité musicale.
Mon disquaire, c'est le soleil du lundi, c'est ma visite obligatoire vers une tanière musicale dans laquelle je ne reconnais plus personne.
C'est lundi, c'est l'hiver, c'est chiant, mais c'est disquaire.
Lundi dernier, j'ai loupé le rendez-vous planétaire pour cause de neige. Jimmy de toute façon avait annoncé et susurré. Cette fois-ci c'est pour moi, lundi 13 février, peu importe la météo, il fait soleil, mon Paulo est amoureux. Nancy bravant la pluie marocaine, la Valentine revigorant l'entité britannique pour une chanson d'amour de plus.
Imaginez le sublime « As time goes by » de Brian Ferry en humble Cole Porter, imaginez Gainsbourg en « Confidentiel » parce que l'on sait jamais où vont les femmes, du Sinatra, du Dean Martin, du Nat King Cole's, puis des ballades Macca, comme « baby's request » apparu sur « Back to the egg » 1979 (dernière pièce des wings et reprises ici), ou « distraction » sur « Flower in the dirt » 1989 (sublime balade crée avec Elvis Costello). On est exactement à cet endroit dans le style. Et pour l'exercice, Paul est un habitué : « Run devil run », « choba cccp », « Working classical ».
« My valentine », une des trois compositions, vient juste monter qu'il peut reprendre, revisiter, mais aussi égaler et surpasser, c'est la plus belle chanson du disque, celle qui flotte comme ça, et surfe sur n'importe quelle atmosphère, pluvieuse, caniculaire, tempétueuse, maussade et grise, c'est lundi, jour des sorties, j'ai « Kisses on the bottom » dans les oreilles, impossible d'avouer le temps qu'il fait. L'éternel jeune homme envoie à sa façon la clémence du ciel.
Il y a quelques semaine il embrasait notre POPB avec une facilité déconcertante et énergique, il vient juste ensoleiller mon lundi, et comme un gosse j'arpente les larges avenues de la rue Saint Michel avec la pochette vide dans mon sac en plastique bleu intense, le disque lui se répand classieusement dans mon casque, un slow jazz langoureux, lumineux, dehors c'est gris, il fait -1°C, la neige arrive... connerie tout ça, « une chose qu'on verra jamais »...... je vous dit qu'il fait soleil.
On peut faire briller une journée maussade, juste à l'imaginer, aidé par une bande-son anticyclonique.
Moi j'ai un thème: à chaque jeu un Macca... chiche !!!
Paul McCartney 2012 « Kisses on the bottom » label : mpl/universal
www.paulmccartney.com
échelle de richter : 8,8
support cd
après 1 écoute
Mon disquaire, c'est le soleil du lundi, c'est ma visite obligatoire vers une tanière musicale dans laquelle je ne reconnais plus personne.
C'est lundi, c'est l'hiver, c'est chiant, mais c'est disquaire.
Lundi dernier, j'ai loupé le rendez-vous planétaire pour cause de neige. Jimmy de toute façon avait annoncé et susurré. Cette fois-ci c'est pour moi, lundi 13 février, peu importe la météo, il fait soleil, mon Paulo est amoureux. Nancy bravant la pluie marocaine, la Valentine revigorant l'entité britannique pour une chanson d'amour de plus.
Imaginez le sublime « As time goes by » de Brian Ferry en humble Cole Porter, imaginez Gainsbourg en « Confidentiel » parce que l'on sait jamais où vont les femmes, du Sinatra, du Dean Martin, du Nat King Cole's, puis des ballades Macca, comme « baby's request » apparu sur « Back to the egg » 1979 (dernière pièce des wings et reprises ici), ou « distraction » sur « Flower in the dirt » 1989 (sublime balade crée avec Elvis Costello). On est exactement à cet endroit dans le style. Et pour l'exercice, Paul est un habitué : « Run devil run », « choba cccp », « Working classical ».
« My valentine », une des trois compositions, vient juste monter qu'il peut reprendre, revisiter, mais aussi égaler et surpasser, c'est la plus belle chanson du disque, celle qui flotte comme ça, et surfe sur n'importe quelle atmosphère, pluvieuse, caniculaire, tempétueuse, maussade et grise, c'est lundi, jour des sorties, j'ai « Kisses on the bottom » dans les oreilles, impossible d'avouer le temps qu'il fait. L'éternel jeune homme envoie à sa façon la clémence du ciel.
Il y a quelques semaine il embrasait notre POPB avec une facilité déconcertante et énergique, il vient juste ensoleiller mon lundi, et comme un gosse j'arpente les larges avenues de la rue Saint Michel avec la pochette vide dans mon sac en plastique bleu intense, le disque lui se répand classieusement dans mon casque, un slow jazz langoureux, lumineux, dehors c'est gris, il fait -1°C, la neige arrive... connerie tout ça, « une chose qu'on verra jamais »...... je vous dit qu'il fait soleil.
On peut faire briller une journée maussade, juste à l'imaginer, aidé par une bande-son anticyclonique.
Moi j'ai un thème: à chaque jeu un Macca... chiche !!!
Paul McCartney 2012 « Kisses on the bottom » label : mpl/universal
www.paulmccartney.com
échelle de richter : 8,8
support cd
après 1 écoute



















