Une féroce envie de balayer cette journée flanquée d'absurdité. Quitter les grandes voies et retrouver mes routes herbeuses toutes cabossées, petits îlots de graminées sur l'asphalte craquelé.
Un son chaud des temps reculés du grand Fleetwood ("Regrets"), j'ai tout laissé derrière, loin des grands disques révolutionnaires. J'ai marché un moment sur la départementale juste derrière chez moi. Il ne passe plus de voiture depuis quelques années ici. Ôtée du trafic, elle s'entortille plus haut dans la marée des colza. La douceur évidente de Penny Arcade est venue soigner. Marc Morvan habillé en Syd Barrett.
Tout a glissé mollement jusqu'à la nuit, quelques vérités se sont dessinées sur la tendresse des lumières, Penny Arcade n'a pas cessé de voltiger parmi les minuscules insectes fatigués.
Penny Arcade 2026 "Double Exposure"

4 commentaires:
Double Exposure, tu as raison, un vrai chemin de traverse. De chouette moment et d’autres titres à apprivoiser, « We Used To Be Good Friends » m’a demandé une deuxième écoute. Mais « Regrets » « Everything's Easy » a été évident. Pas de mal à se faire du bien, et ça encourage à composer je trouve… pas moi, je n’ai aucune mélodie en tête, ou bien totalement empruntée.
Cet album se mérite, c'est au bout de la 3ème fois que je suis devenu un poil accroc. a deux doigts de passer à côté.. faut biaiser le piège de l'inattention.
C'est un super disque, avec son petit côté sédatif de la voix linéaire, lâcher prise et se laisser embarquer puis se dire c'est déjà fini sans avoir entendu le temps passer.... Un peu comme regarder l'eau couler dans la rivière, d'infimes variations, reposant. Presque un peu trop, pas de chaos, pas de relief ...
Juste besoin choisir son moment d'écoute pour l'apprécier, et sinon se remettre un bon rock progressif !
Voilà, c'est exactement ça... et surtout pas de chaos
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