mercredi 6 juin 2018

JL Murat 2003




Ma trombine sombrait sur ses reliefs crémeux, toute ma respiration s'écrasait sur son torse nu. Rien d'autre pour inspirer que son haleine de narcisse. L'étuve de sa bouche irradiait mes pupilles.
Là, rayonnante comme un phare à mes paupières épaves, je m'affaissait sur elle réclamant et râlant, v'là l'amour bon sang, je m'emporte. Sa poitrine couverte de la rosée des cyprès, s'est laissée envahir par la cymbalaire nacrée. J'ai dû mourir au creux de ses interstices,  mon mou moiré se mettait aux anges.

Le contentement de la lady je l'ai bu un jour, quelque part. Je lui ai chipé quelques brins de rhubarbe des mortes fontaines, ma coupe à ses lèvres je crois qu'elle n'a pas eu besoin de moi, elle n'a rien vu de mon absence.


Jean-Louis MURAT 2003 « Lilith » label : labels

A écouter tout l'hexagone ces derniers temps, je crois que c'est là le plus grand disque de par ici, le plus bel album, le monument qui règne sur mes opus. A l'écoute de « Lilith », c'est l'âme qu'on nous arrache.




4 commentaires:

TonTonMusik a dit…

J'ai commencé il y a 3 ans à me refaire la carrière de cet artiste que j'avais mis en attente, allez savoir pourquoi, Je suis donc en pleine re-découverte, j'adore.

charlu a dit…

Jamais trop tard, en plus y'a du matos.
En plus ici, c'est un double album, assez rare en France, moi j'aime beaucoup les doubles albums.
Tonton, si tu veux un disque, une adresse mail suffit, me souviens plus si je t'ai déjà proposé.

TonTonMusik a dit…

Non cette proposition ne m'a pas encore été faite, donc je dis Merci d'avance.

charlu a dit…

vas-y balance ton mail :D sauf si tu veux pas le montrer... moi c'est charluzinc en version hot