mercredi 29 avril 2015

Centenaire / NLF3 2014




Deux similitudes du terroir sont apparues l’an passé sans qu’on y prête plus d’intérêt que cela.
Centenaire, NLF3.. deux trios parisiens qui œuvrent dans le rock-math aux allures de Krautrock .
Deux groupes à écouter dans la foulée..et quelle foulée !! une marche sportive, musclée et soutenue. Centenaire, c’est un mélange de Jazzy Child, Orval Carlos Sibelius et Domotic. Clapping music donc. « Somewhere Safe » est rigoureux, comme une discipline des King Crimson avec une pincée de Barett, une bande son pour injecter du carburant et calibrer les enceintes, un son énergétique à dévorer des sentes labourés. C’est tonique comme ElectricElectric ou Battles avec en plus une voix monocorde. Tout est charpenté par une rythmique qui donne la pulsation qu’il faut garder à tout prix. Le synthé hurle et la guitare oxygène. Centenaire est un match math tonique absolument excitant, à condition d’être préparé physiquement. C’est un orage qui vrombit, un larsen psyché avec devant ce batteur fou comme un lièvre à suivre. Le souffle.


NLF 3, moins sport, autant math, plus dansant, travaille son rock comme une sculpture de glaise épaisse. La basse et le clavier embarquent tout le reste. « Pink Renaissance » est construit méticuleusement avec puissance et adrénaline, un groupe soudé comme Centenaire, une perfection sonore et physique. C’est un monde fantastique et synthétique à l’électricité indispensable. Constructif, moderne et abstrait juste ce qu’il faut. « Three dance » par exemple est une étourdissante danse entre les rebondissements de Mike Oldfield et la construction de Robert Fripp.


Il faut prendre son souffle pour écouter ces deux brûlots..ou le reprendre, ils sont tous de par ici, ils jouent mathématiquement avec force et intelligence, les pochettes auraient pu se croiser en palette, sortis presque en même temps, ce sont deux comètes sonores hexagonales qui auraient méritées plus de visibilité.
Centenaire 2014 « Somewhere Safe » label : clapping music
NLF3 2014 “Pink Renaissance” label : prohibited.

lundi 27 avril 2015

Natalie Prass



…... Ehhh !!!.... bwouarffff... c'est quoi ce disque ??!! …......................................................................................................arrff...pppfffff..............................................................................................................la voix........, tain les cuivres..eh sans dec, c'est groove et délicat à pleurer................ce feeling !!!!!!................................


…........ merde... du Kate Kick inside qui fait de soul..............carabistouille de foutreux..!!!!!


...Oh la vache le truc.. à s'en fendre l'occiput, en s'en bouffer les guiboles........ mais qui a fait ça ? Je ne me rappelle plus de rien avant elle, c'est pas croyable...... C'est qui cette fille ?? Joanna Newsom peut aller se rhabiller, et puis plein d'autres aussi..... Natalie Prass ??!!!! connais pas...déçu par la Pratt, j'ai failli zapper celle-là. Mais c'est quoi ces airs pop, cette poudre jazz, ces balades à faire exploser la calebasse et vriller le calebard …......SSSSssssssss...arrgghhh...... quels arrangements...!!!

…......Spacebomb, c'est pas le label de Matthew E.White ??

C'est pas possible, je fonds..même pas envie de danser, juste tournoyer, j'ai le disque vagal...... c'est quelle époque, c'est où.. et ce final !!!!!!

….................biimmmmm...............................................................Jchui amoureux :))))

Natalie Prass 2015 « Natalie Prass » label : spacebomb

samedi 25 avril 2015

Alain Chamfort 2015




Je ne sais pas comment aborder ce mec, d'ailleurs peu l'aborde en général, un peu comme Christophe, pourtant le paysage est arboré de ces mecs là quoiqu'on en dise, même si les casseroles perdurent, les clichés et les moqueries fusent..
Pourquoi je parle de Christophe ? Parce qu'il est considéré dans la marge avec une visibilité identique presque pareil, un outsider.
 
 
Bon Chamfort, comme une tendresse à part, un parcours encré dans les tètes, avec des hits anodins comme des ricochets qui se fondent, se noient et reviennent comme ça sans crier gare.
Évidemment Manureva, mais aussi et surtout ces albums qui défilent avec du matériel et des airs à prendre.
 
Est-il nécessaire de poser son CV, ses succès, Dutronc, Gainsbourg, ses déboires, ces taudis de disques qui lâchent prise, cette fuite, ces indifférences.. alors que.
Pas mal d'albums.. et surtout un bilan en quatre volumes boitiers à fouiller ou revisiter. Des disques discutables et discutés, inégaux, des indispensables.. et ça commence avec cette petite merveille fleur bleue dénichée dans le garage de ma belle famille, juste avant qu'on se marie, ma mariée et moi.. « Mariage à l'essai ».. comment peut-on tanguer ainsi sur une clarinette et un air . Je suis tombé sur ce 33T dans le garage de mon beau-père qui allait disparaître, juste avant ce mariage qui est toujours le notre. C'est une chanson « ringarde » comme j'aime, populaire et chansonnière.
Y'a pas de discours, pas de cérémonie, juste une vie empirique et sentimental qui épouse les saisons et les équinoxes. Je ne me suis pas dit on verra bien.. j'avais vu et je vois.

 
Puis il y a eu « Tendres fièves » et ce son, ces succès, puis l'escalade vers le bas pour cet artiste gentleman dandy.. les maisons de disques frileuses.
Y'a eu le Luxembourg et le kiosque en live, puis « Clara » et sa fusée, des bons disques dans l'indifférence incompréhensible.
 
Et puis il y a ce retour avec une gueule, un son (un super son), un groove, une âme burinée mise à épreuve. Une pochette, une fidélité pertinente, des belles chansons qui devraient... un disque qui passe et coule. Si les paroles restent quelquefois un peu superficielles, le chant, la mélodies et le son sont là. Chamfort, c'est radio ou c'est pas.. c'est comme ça, « Joy » va y passer..ça devrait.
J'écoute du Chamfort, des traces de lui, comme ça, comme depuis pas mal d'années naturellement.
 
Chamfort c'est un cadeau, pas un fardeau. C'est éponyme, c'est son grand retour.



Ici, c'est Chamfort, Duvall, Lo et ça le fait.


Alain Chamfort 2015 « Alain Chamfort » label : pias / la label
 




vendredi 24 avril 2015

Castanets 2014



Asticots, vers, taupes ou lémuriens. Putois, hyènes, mulots ou chacals, à des années lumière du domestique désirable, et pourtant ils sont beaux, grouillent et avancent.

Le nouvel album de Castanets glisse et se faufile vers des socles urbains, des lumières artificielles et des jus triphasés tout en gardant sa viscosité folk originelle.
Il arrive perdu dans des terres blues achetées sur plan, échoué là au milieu de nulle part, au bord de l'underground partagé entre l'électro et son écriture acoustique.
Un clavier vintage sur du terreux, et je repense un fois de plus à Grandaddy.

« Decimation blues » est particulier, quand on connait Castanets, ou la barbe barde révolue de Raymond Byron. Il a mordu les lignes de haute tension et squatté la périphérie en respirant l'albédo par en dessous. C'est un voyage souterrain qui avance vers les villes en vrac par les racines.. taupes ou asticots, un bourg, une autre fourmilière avec son opacité artificielle et sa tension vaine.
Castanets, c'est toujours un petit endroit magique, unique, glauque et fantastique, coincé entre nulle part.

Asmathique de l'acoustique, blues décimé par un sample, Castanets est toujours là, on ne sait jamais où, près des câbles, juste à peine sous la croute terrestre.. mais à quelle profondeur ??

Fantastique, un régal.

Castanets 2014 « Decimation blues » label : asthmatic kitty


mercredi 22 avril 2015

Simon Joyner 2015



 
C'est un gros temps bien lourd pour le bélier, le cuir plombé par un cobalt suffoquant, je me vautre à l'ombre du dernier Simon Joyner qui hante mes cellules caniculaires.
« Grass, Branches and Bones » est un folk engourdi, écrasé qui rampe sur une terre assoiffée. Se faufiler dans les méandres acoustiques du nébraskien est un phénomène biologique qui suce l'âme et la peau cuite.

Cet opus là est un refuge, un isolement sec sur des lambris racornis par le vent chaud. On peut rester là des heures à se demander pourquoi le soleil est paralysé au zénith. Il fait chaud.

Simon Joyner 2015 « Grass, Branches & Bones » label : woodsist

lundi 20 avril 2015

Mount Eerie 2015



Phil Elverum est un artiste atypique, une voix ankylosée, un minimalisme morose avec quelques envolées électriques sur des drones blancs... du Grandaddy sous des horizons glacés.
Son univers a toujours enthousiasmé mes virées crépusculaires, la beauté abîmée de menus ténèbres enjolivés par une poésie défoncée.

A la limite de l'expérimental, les divagations alambiquées de « Sauna » font planer l'esprit sur des nappes acides et introverties. Depuis The Microphone, Mount Eerie est à suivre fidèlement pour sa création personnelle, sa beauté torturée et sa claustrophobie pâle de grande envergure.

C'est un grand voyage romantique et gothique à la fois, une éternité sous cette petite heure de splendeur sonore.

Mount Eerie 2015 « Sauna » label : P.W.Elverum & sun

dimanche 19 avril 2015

Richard & Linda Thompson 75




Juste avant de partir pour la spiritualité, avec en plus la naissance de Teddy du même nom, Richard Thompson et sa compagne Linda offrent à la discographie familiale un disque sublime. Si les paroles et les visages expriment un mysticisme appuyé, la musique elle reste coutumière du blues country folklorique de l'esprit Thompson. « Pour down like silver » est séminal et surement qu'un jour, le jeune Bonnie'Prince' Billy en herbe a dû tomber sur cette lumière divine « Night comes in ».

En fouillant dans les bacs Thompson à la recherche de nouvel opus familial (« Family »..les Thompson au grand complet), je suis tombé sur cet album rare, une occasion improbable pour une pièce inconnue. C'est un folk britannique , un blues éclairé par l'océan, le boitier du disque est émeraude comme la transparence du fond marin des Cornouailles.



Mon poisson grille sur des braises de charme, j'entends le colza exploser à vue d'œil dans les champs alentours, il fait chaud sur mon hamac à écouter le couple me chanter le paysage. Je suis grisé, pas envie de bouger, juste laisser tourner ces chansons jusqu'à la nuit.

Nous sommes en 1975, Richard Thompson a déjà derrière lui 5 albums avec Fairport Convention, un solo et deux avec Linda. « Pour down like silver » est un petit miracle dominical.

Richard & Linda Thompson 1975 « Pour Dwn Like Silver » label : island

vendredi 17 avril 2015

Father John Misty 2015



« The night Josh Tillman came to our Apt. », « When you're smiling and astride me », « Nothing good ever happens at the goddman thristy crow » voltigent comme un bal incessant, une improbable promenade sur une route de pavés jaunes. « I Love You, Honeybear » est une épopée musicale fantastique sous des traits fabuleux d'une pop majestueuse, multicolore qui nous emmène dans le musée Elton John.
C'est bariolé, moderne, c'est un conte édulcoré où des personnages féériques dansent.
 
Le nouvel album de Father John Misty est une clémence fauve et romantique. Ça tangue et embarque, on tourne éperdu dans un slow barbapapa. Un large carquois sonore nous plante le cœur dans un paysage mirobolant et luxurieux... chœurs, violons, synthé, pedal steel.. de la pop à plein poumon posé sur un manège de nougatine.

 
Cette écriture est comme un arbre en fleur, forsythia, prunus et cerisier, des branches d'envergure fantasmagorique qui collent à l'hyper production et les arrangements puissants « The ideal husband ».

Et toujours ce fantôme Elton John 70's qui définitivement m'invite sur « Bored in the USA ».
« I love you, Honeybear » tourne et tourne sans que je puisse arrêter cette folle envolée de pollen royal.

 
Pas très loin de Middlake ou des FleetFoxes dont il était le batteur, Father John Misty c'est aussi J.Tillman chez Fargo ou Bella Union, Joshua son prénom et son folk d'hier à pris des hauteurs légères et fantastiques.

Father John Misty 2015 « I love you, Honeybear » label : sub pop



mardi 14 avril 2015

Balthazar 2015



Je connais ce nom de groupe depuis leur début en 2010 sans pour autant avoir été transpercé par un album, ou même une chanson.
« Decency ».. sur le troisième opus du nom de « Thin Walls » est grandiose et annonce illico la température et la couleur.

Mais pas que, une autre suit, terriblement collante, attachante, mélancolique juste ce qu'il faut, l'envoutante « Bunker ».. surtout elle qui passe comme un disque rayé, une dizaine de fois.
 

C'est en fait tout l'album qui défile comme un doux soir de printemps tiède et grisant, c'est de la pop moderne par excellence. Travaillée, belle avec des idées sonores et mélodieuses à tomber.
Jamais Balthazar ne m'avait autant tapé dans l'œil, un album simple et parfait.




Balthazar 2015 « Thin Walls » label : play it again sam

vendredi 10 avril 2015

Two Gallants 2015


 
 
Peut être le plus bel album rock de l'année 2015 ?? pas impossible.

J'ai tellement aimé 90 Day Men et The Walkmen qu'il aurait pas fallu qu'on me demande d'y retourner pour que j'y aille à grand pas, comme vers ces multiples écoutes de « We are Undone » des Two Gallants.
C'est un rock sec absolument envoutant avec des erres de ballades en air baladin.
La guitare pénètre quelquefois, le piano souvent, c'est une perforation avec une voix superbe.

Imaginez The Black Keys dilué au Conor Oberst.

Et puis cette folie maîtrisée qui donne la pèche..
« Fool like U » ravageuse, voire dévastatrice,
« Invitation to the funeral » à s'en fendre la boite crânienne,
« Some Trouble » en blues moderne trempé, un live de transe totalement contrôlé.
C'est bourlingueur et balèze, mais pas que.. quelques errances en invitations aux funérailles forgent ce rock osseux de gestuel crémeux. Le folk ici est aussi beau que l'envolée rock cohérente de ces deux musiciens amis dévastateurs qui se connaissent depuis la plus jeune école.

Dans une belle discrétion forgée par l'érosion, Two Gallants est de retour avec un brulot, leur sixième album à mordre et à se tordre.

Two Gallants 2015 « We are Undone » label : ATO

jeudi 9 avril 2015

Bryan Ferry 2014




Tiens bizarre, je ne vous ai pas encore parlé du quatorzième album de Bryan Ferry sortie juste avant Noël dernier.. pourtant, je crois bien l'avoir écouté quelques dizaines de fois.
Quand ça se bouscule un peu dans ma clareté, que je ne suis pas opérationnel à choisir une musique particulière, je me mets un disque de Bryan Ferry... « Bête noire », « Mamouna », « Boys and Girls »..... Oui car je préfère sans conteste son écriture à ses reprises. D'ailleurs sur « Avonmore » même l'excellent « Johnny and Mary » reste anecdotique, tout comme « Whatever gets you thru the night » de Lennon dans les bonus de « Olympia ».

Avonmore sonne comme un disque rétro, un appel au passé, le sien, avec un visage de jeune homme, des chansons personnelles, et c'est tellement du Ferry qu'on en oublie la présence de Nile Rodgers ou Johhny Marr.
Tellement rétro qu'on est propulsé vers « Avalon », « Boys and Girls » et « Bête noire ».. et ça tombe super bien. Avonmore, cette petite rivière britannique susurre « Avalon », le « More than this » et cette belle période de transition dans la carrière du dandy. D'ailleurs Rhett Davies est à nouveau aux manettes de cette cuvée 2014.
C'est toujours sensuel, glamour, hyper classe, langoureux et dansant. Rien à jeter, très inspiré, un son que l'on connait par chœur.. un grand cru.

Bryan Ferry 2014 « Avonmore » label : BMG

dimanche 5 avril 2015

Etienne Daho 1984



On bivouac, on change de braqué, et sous le soleil radieux d'une matinée dominicale délivrée du plomb d'un lundi à suivre, je me suis sorti « La notte, la notte.. », juste pour chanter le ciel bleu clair, la fraîcheur et la légèreté magnifique des quelques airs qui flottent depuis des lustres dans les cerveaux.
Un café sous le ciel bleu pâle d'un anticyclone printanier, avec des mélodies de marinières et une écriture totale made in France bien loin d'un Montebourg mariné.
 
C'est un album plein de « Promesses » tenues, les clôtures fleurissent et l'air se charge de poussière vivante.

 
Est-il encore nécessaire d'énumérer les hits de cet album à la pochette mythique, cette explosion historique. Pourtant, le premier opus « Mythomane » réalisé avec Jacno fut un échec commercial, boudé à sa sortie par un public éberlué et frileux. A tel point qu'il a failli être viré de chez Virgin. L'ardoise de « Mythomane » a été lourde à digérer.
Frank Darcel des Marquis de Sade est venu sur « Le grand sommeil » et tout s'enchaine. New-Wave pop à l'anglo-saxonne tout en gardant l'esprit hexagonal made in Rennes.. un mélange détonnant. Les idées récurrentes chez Daho sont déjà là; l'amour, la ville, la nuit et la fête. Une pléthore de reprises à chaque hommage tournent autour de ce disque, et sont toujours interprétées par Étienne à chacun de ses concerts.

 
C'est pas Saint-Lunaire, mais c'est le printemps chez moi ce dimanche matin. J'écoute « La Notte, La Notte.. » avec un plaisir intact et plus encore puisqu'il s'agit de la vesion Deluxe 2014, avec les superbes « Arnold Layne », « Sunday Morning », « Chez les Yé-yé », « Et si je m'en vais avant toi » en duo avec Françoise Hardy.. et un paquet de précieux bonus avec un son extra.

Une transition de génération, un mélange extraordinaire qui fige un socle culturel, pas mal de choses partent de là, de « La Notte, La Notte.. ».


Etienne Daho 1984 « La Notte, La Notte.. » label : virgin

samedi 4 avril 2015

Willie Nile 2014



« If i was a river » est une transition idéale à la déconstruction d'Elliott Murphy. Je parlais de grâce, de Bill Fay, d'une certaine persévérance dans la beauté et l'émotion. Transmission. Et comme un sursaut, un album qui tombe à se demander d'où. Juste du Steinway grand piano sur lequel il jouait le soir de la disparition de Lennon. C'est une anecdote qui devrait embellir un album dans l'histoire, je ne l'ai lu qu'après la première écoute qui m'a plaqué et perturbé, comme Murphy ou Fay.
 
La discographie parsemée de l'Américain semble vouloir s'accélérer depuis 2009. « If a was a river » c'était l'an passé, le dernier album touché par la beauté de Willie Nile et son piano... « Lost » ..magnifique.

Willie Nile 2014 « If a was a river » label : river house

jeudi 2 avril 2015

Elliott Murphy 2015



 
Un bon de quarante ans pour un lifting lacrymal et émouvant, c'est la nouvelle apparition d'Elliott Murphy complètement chez lui, ajoutant une pièce de plus à sa discographie gigantesque.
Les émotions à travers le fish eyes sont troublante, à la manière des deux dernières apparitions de John Fay. La voix d'ailleurs est assez proche, comme celle de Dylan avec quelques poussées Bowie et une classe absolue.
 
Orgue, mellotron, violons, tout est fait pour que la dimension d'un chef d'œuvre revisité nous donne l'envie d'y retourner, en passant par un paquet d'opus incontournables d'Elliott Murphy.
« Aquashow deconstruted » juste pour revivre et rêver à nouveau son premier album de 1973, tout comme l'avoue amoureusement Jeepee.


Elliott Murphy 2015 « Aquashow deconstructed » label : Raven