mercredi 30 avril 2014

Barbara 72




Encore des mots et plus encore, des chansons, un disque et « Une vie romanesque » d'Alain Wodrascka.
Chez nous,il y a toujours eut un problème avec la galanterie, et surtout avec la parité.. Brassens, Ferré, Brel, la liste peut s'allonger encore avant de voir apparaître Barbara sur nos tablettes culturelles.
Monique Serf au destin unique est née artiste, dès quatre ans elle voulait être pianiste chantante. Son existence hors du commun n'avait que pour but de devenir la « longue dame en noire ».

 
Je dévore sa vie, cette époque, dans le casque j'écoute « La fleur d'amour » 72, c'est un grand disque de chansons françaises à inscrire quelque part, tout en haut.

 
Il y a des femmes qui changent le cours d'un cerveau, le mien en tout cas.. Suzanne Valadon, Marguerite Duras... Barbara. Je reste assez muet devant ce fleuve, contemplatif..les histoires et l'histoire se diluent dans ce disque difficile à décrire, comme plein d'autres dans la carrière de Barbara.
Je me suis muni d'opus de la dame brune pour lire cette vie fabuleuse, posé sur le sable, la gorge iodée, immersion totale sur une plage de la côté d'émeraude. Sur le chemin des douaniers, j'ai vu des rosiers sauvages, quelques églantines en fleur au beau milieu des ajoncs craquants, sur le sentiers où j'allais à mon rendez-vous avec Barbara.


Barbara 1972 « La fleur d'amour »










mardi 29 avril 2014

Alexandre Kinn


 
Si la nuit j'ai besoin d'un son planant pour arpenter les artères de bitume à n'en plus finir, le jour, j'ai besoin de mots pour coller aux paysages traversés. Les landes du littoral, des terres reculées, des itinéraires bis, des grandes nationales, des départements et des régions, il me faut une bande son.
 

Quelqu'un qui me cause, de belles chansons bien bâties, des mots, un concept, un voix, entre Cabrel et La Maison Tellier, quelques idées et un album qui coule de source. Ça paye pas de mine, mais ça prend au cœur, c'est un beau disque de belles chansons de par ici.

Alexandre Kinn, c'est un deuxième album, un ancien Sporto Kantes, c'est une osmose qui touche, qui raconte des histoires, c'est de l'acoustique et des attentions, voire des émotions.
Je longe la Manche, avec dans les enceintes de mon habitacle motorisé le dernier album d'Alexandre Kinn.


Alexandre Kinn 2013 « Si le vent se lève » label : idol/pias








vendredi 25 avril 2014

Israel Nash Gripka



Découvrir un tel album coincé sous un parapluie, à l’abri d’un déluge relève du contresens. Il faut beau depuis des semaines, Israel Nash Gripka me tombe dessus comme pour chasser ce gris importun, irradiant les baleines de mon toit de fortune.
C’est un grand album de rock psychédélique et de country alternative, la comparaison va être vite faite, on dirait du Ozzy Osbourne en ballade reprenant du Neil Young.
Le son et les cordes nous emmènent directement dans les 70’s. Sur l’album précédent (« Barn doors and the concrete floors » 2009), il avait fait appel au guitariste des Midlake et au batteur des Sonic Youth. « Isreal Nash’s rain plans » est sorti en 2013 mais n’a pas encore carbonisé nos cerveaux.
 
Découvert par hasard sur un comptoir de disquaire, je me suis rué en trombe sur cette pochette merveilleuse, fidèle au son qui faisait la météo dans le magasin, et je me fais mon été brûlant, en pataugeant dans les flaques.
J’ai fait la nique à la voûte grise ce matin, Israel Nash Gripka pallie et injecte la canicule.


Israel Nash Gripka 2013 « Israel Nash’rain pans » label : loose

 




jeudi 24 avril 2014

Stanley Brinks and the Wave Pictures


On a perdu les frères Herman Dune dans la glue EMI, usine à phagocyter les inspirations, la productivité et la fibre artistique authentique.


Perdu, enfin presque, il y’en a un, détaché depuis quelques années, qui œuvre et entretient la légende, comme quoi il aurait 100 albums à son effectif. Fuyant l’industrie, lâchant les frangins frangine, il est parti vivre à Berlin tout en gardant une politique de liberté et de Do it yourself. Il apporte lui-même ses gravures et pochettes chez le disquaire (Ground Zéro Paris par exemple).

La voix jumelle du groupe s’autoproduit sous le nom de Stanley Brinks, André Herman Düne crée, produit, joue, chante, il est le maître du Lo-Fi et des écritures brutes de blues bancals et vachement bons. Des pièces rares à choper comme on glane, impossible de le suivre, faut s’enfoncer, fouiller, s’insinuer et ferrer l’objet. Ses potes, les Wave Pictures avec qui il partage l’affiche…depuis quelques années aussi.

C’est comme il sait le faire, ça sent « Off the light » à plein nez, la période Herman Düne avec un « ¨ », qui nous remuait. C’est jouissif, ludique, libre, live et débonnaire.



Stanley Brinks and the Wave Pictures 2014 “Gin” label : fika



mardi 22 avril 2014

Chris Garneau



Pas de nouvelle de Chris Garneau depuis son épopée intime chez Fargo en 2009. Il revient sous un autre visage, d'autres couleurs, electro cette fois-ci avec un son luxueux, mais toujours à dessiner des tranches de sa vie, avec au bout du chant, la même envie de mettre à plat quelques histoires sentimentales.
Magique, suspendu, vaporeux avec de belles envolées de nappes immenses, Chris Garneau est un artiste sensible et son écriture est féérique. Ça valse sur la corde raide des émotions, ça plonge et on s'envole, ça vibre comme un Flotation Toy Warning, Jonathan Wilson, Mercury Rev, Andrew Bird, Bang Gang...
Cristallin, frais et touchant, cet album est presque solennel dans la beauté cuivrée et romantique d'un voyage ultra-sensible.

Chris Garneau 2013 « Winter Games » label : autoproduit
 
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dimanche 20 avril 2014

Eels 2014



Quelquefois, une chanson peut vous tomber sur l'affect et ronger tout le reste. Tout dégringole dans les croquenots et se métamorphose. Les ailes poussent sur la respiration, chaque personne croisée peut devenir le protagoniste d'un moment de sa vie, la croisée d'une âme virtuelle sur la scènette qui se déroule au ralenti. Le casque injecte alors une démarche cinématographique, le cours ordinaire devient merveilleux.

 
Eels sort des albums fantastiques depuis le début, « The cautionary tales of Mark Oliver Everett » ne déroge pas, et appuie même plus encore dans la beauté douloureuse. Sauf que « A swallow in the sun » m'a traversée la gorge, ça aurait pu être « Dead reckoning », ou « Series of misunderstandings ».. mais c'est à la cinquième piste que tout s'est dérobé, immédiatement.
Ce n'est pas, loin de là, l'album d'une chanson, je crois même que celui-ci va dépasser tous les autres, c'est juste l'effet sur moi, une chanson qui tombe, inexplicablement.

 
Cet opus est un journal de bord sur sa dépression, l'histoire est remplie de témoignages discographiques bouleversants. Le premier date de 1959, « No one cares » de Sinatra a remué les âmes.
J'écoute la nouvelle thérapie bouleversante de Mark Oliver Everett, et regarde figé, l'hirondelle au soleil.

Va falloir détrôner Eels cette année, il flotte sur le disque le plus beau.


Eels 2014 « The cautionary tales of Mark Oliver Everett » label : E Works

vendredi 18 avril 2014

St Vincent



Un peu frileux devant la cascade d'éloges dithyrambiques de cette nouveauté, j'ai fait mine de ne pas voir l'objet, j'ai contourné, esquivé, puis écouté discrètement lors d'un instant de mégarde.
Cette fille est prise pour folle, furieuse..j'ai juste senti de la douance, un talent fou à dresser un album pop tonique et ravageur. L'intelligence est moderne et riche, pourtant, ses chansons peuvent rappeler Eurythmics, Portishead, Kate Bush et même Madonna.
Rien ne me dérange, le disque est bon, et coule sans anicroche. « St Vincent » tombe comme une force naturelle, un claquement de doigt, un coup de foudre. Contagieux et fascinant, impossible de l'ôter de la platine, complexe, fouillé, de la pop electro funk.... « Prince Johnny » imparable.

Elle sort d'une collaboration studio et live avec David Byrne .. une coïcidence ?



St Vincent 2014 « St Vincent » label : loma vista
 
 

mercredi 16 avril 2014

Frank Monnet



J'ai l'impression que cette année, on va être bichonner par les bons disques de par chez nous, les bijoux pleuvent déjà : Miossec, Annegarn, Tètes Raides.. et Frank Monnet. « Waimarama » est directement à ranger tout près des plus beaux disques de chansons d'ici de tous temps, Baer, Belin, Nataf, HK, De La Simone, Boogaert (« Michel »)... Le nouvel opus de Frank Monnet est un petit bonheur de ballades légères, gaies, fraîches et bleu-ciel.

Il s'agit là, d'avoir « la nostalgie du présent ». Quelques albums déjà qu'il menace d'un chef d'œuvre qui collerait à la peau. C'est arrivé, c'est chez Tôt ou tard, cette magnifique auberge de beaux artistes authentiques.

Je le trouve métamorphosé, surement l'air de l'exil exotique, les mélodies taquinent les émotions, le bien être, les cordes sèches épousent le cerveau, les chœurs tanguent, les mots, le chant, c'est doux, ça injecte un certains contentement, un petit bien-être anodin.
C'est aussi un peu plus triste quelquefois, sensuel comme Piers Faccini. Puis il y a ce magnifique duo avec Camelia Jordana. Les duo chez Tôt ou tard sont des évènements.

Un album de printemps à ne manquer sous aucun prétexte.



Frank Monnet 2014 « Waimarama » label : tôt ou tard
http://www.totoutard.com/artiste/franck-monnet

mardi 15 avril 2014

Miossec 2014



Son timbre s'y prête, son débit de mots le réclame, il ne déborde plus, il s'imbrique biologiquement. C'est un mec fait pour les intimités. Je l'avais perdu, un peu, depuis quelques opus opulents, électriques, impossible alors d'entendre, de m'approcher. Là, je n'ai jamais été aussi proche de lui, un peu comme le dernier Thiefaine.

J'adore « Boire » et « Baiser », je crois que cet opus va me faire penser à autre chose... à la condition d'être, peut être... « nous sommes tous des touristes, nous sommes là pour visiter ». Arff, ça paye pas de mine, mais ça fait du bien, des se sentir léger.

J'ai toujours pensé qu'Albin De La Simone était un génie parmi nous, un visionnaire de la mise en forme de belles chansons. Bien longtemps que je n'avais pas bu les paroles de Miossec, avec cette justesse d'un album parfait.

« Samedi soir à Vauban »..alchime parfaite, « Ce qui nous atteint », ça lui donne des petits airs d'Higelin apaisé; « A l'attaque » on dirait du Boogaert....
Miossec se pose dans un coin de sa douce intimité torturée, Miossec semble prendre un coup de fraîcheur..merci Albin, je suis réconcilié avec Christophe.

Miossec 2014 « Ici bas, ici même » label : pias
 
 


lundi 14 avril 2014

Kiss the Anus of a Black Cat



 

Ce greffier là avait la tronche d'un pompon de caniveau, avec le poil de ratafia qui sentait la vieille sardine. Pas envie pour un rond de perdre 13-0 sur ce petit palet là. Cette correction pour le perdant absolu, dans quelques traditions beauceronnes se payait en embrassant le cul du chat.

J'ai jamais était branché jeux de société, une haine viscérale des règles et des compétitions.. plutôt bon perdant en général, j'use mes adversaires à baisser la garde pour faire plaisir.. sauf aux petits palets. Avec le greffier qui nargue de son œil vitreux et son allume-cigare crouteux.. là je me bats, un seul suffira à lancer prêt du petit pour zapper le zéro.

 
Tiens, j'ai un jeu moi aussi, si tu finis pas ton mètre de bières, tu embrasses le cul du chat noir. Ou alors tu écoutes Kiss the Anus of a Black Cat en boucle.
Moi, j'adore ce groupe de blues déglingué, à tel point que je peux laisser une pinte trainer pour avoir le privilège d'écouter un trip chamanique barré, d'un songwriting incantatoire coincé entre David Tibet et Michael Gira.
Le mec s'appelle Stef Irritant !! il y a un « anus » Choir et quelques autres musiciens habités...mais pas trop. Et je me souviens du fantastique label hollandais (K-raa-k)3 au catalogue psychédélique, le genre de musique que beaucoup n'aimerais pas écouter après avoir perdu 13-0 aux petits palets ou à la pétanque.
Qui veut jouer avec moi ? Palet ? Pintes ? J'ai « An interlude to the outermost » et « If the sky falls, we shall catch larks » en punition.. cadeau ?

J'ai perdu la trace du chat crasseux en 2008, les trois premiers albums du KtAoaBC sont barges et précieux, les pochettes Kraak étaient extraordinaires.

Kiss the Anus of a Black Cat
2005 « If the sky falls, we shall catch larks »
2007 « An interlude to the outmost »
label : K-raa-k

















dimanche 13 avril 2014

Carlos Paredes 67



Saudade, le fado, la complainte des gens tristes. Là bas, on est mélancolique par prévention..pas pour ce qui s’est passé, mais pour ce qui pourrait arriver. C’est un peuple festif, dans sa version fraternité, force et dignité. On ne danse pas, on se prend dans les bras, on pleure d’émotion et d’amour pour les gens, la terre et la culture ancestrale. On boit beaucoup, mais pour se souvenir, jamais oublier. Se souvenir des souffrances qui menacent.
 

Voici un fado de Coimbra, à quelques contrées de la capitale. Carlos Paredes était un guitariste génial. Il était infirmier dans l’hôpital de la même ville. Il n’a jamais voulu embrasser une carrière d’artiste malgré ses quelques disques de virtuose. Autodidacte, il épousa la guitarra portuguesa et avec elle, forgea une entité culturelle. Plus au sud, le quartier de l’Alfama faisait vibrer les paupières, à l’époque où les portugais partaient pour faire le tour du monde, pour aller pécher aussi, vers St Pierre et Miquelon.

Nous sommes à Coimbra, ville magnifique, fief du fado du nord, la bande son des azulejos et du ciel brûlant. Drag City a fait ressurgir ce blues celtique des tristes collines. C'est un beau vinyl qui tourne, un Django du bout de l'Europe, le Fahey lusitanien, le jazz des sept jupons.....
Son premier enregistrement officiel.

Carlos Paredes 1967 « Guitarra Portuguesa » label : columbia/Drag city
 
 

vendredi 11 avril 2014

Morgan Delt



Laisser la chlorophylle envahir son cerveau brumeux et crasseux, se dresser debout, au milieu d'un champs immense, avec de la musique dans le casque, et laisser la capillarité pomper tout le gris par les poumons.
La voûte anthracite se métamorphose en patchwork bariolé de nuages pourpres et d'absinthe zinzoline. Et si la terre se dérobe, l'horizon lui ondule, se vrille et nous attaque les hanches en danse sinusoïdale.
« Make my grey brain green » entame l'album du californien halluciné sous de belles couleurs fauves et dilatées. Tout l'album dégouline dans une même berlue visqueuse et injectée.

 
2013 fut un cru de rock psychédélique inspiré. Cette année, Morgan Delt est la première belle surprise d'oscillations Floydiennes période Syd Barrett. On pense à Broadcast, Simian, Jacco Gardner et plein d'autres...




Morgan Delt 2014 « Morgan Delt » label : trouble in mind



 

mercredi 9 avril 2014

Nick Waterhouse


 
 
Ne vous fiez pas à la pochette, Holly n’est pas une fille fatale au corsage pastel plat tombée en pâmoison devant un coucher de soleil de fin d'été sur une colline fleurie. Holly est sapée pour le dancefloor rétro sans fleur dans les cheveux, l’ancien R’n’B teinté de jazz blues. Holly est chaude bouillante, hyper chaloupée avec la gorge ruisselante et l'iris humide.

Le deuxième album de Nick Waterhouse aurait mérité une fille des années Playboy avec une marée de cuivres derrière les hanches. « Holly » est un brûlot soul qui nous emmène directement dans les 50's voire les 60's, un peu comme le fait Mayer Hawthorne depuis cinq ans. De plus, tous les deux ont le même physique et se disputent les lunettes de Buddy Holly.

Retro ou anachronique, le nouvel album de Nick Waterhouse est une introspection ardente et pertinente dans le R’n’B cuivré d’une autre décennie. Y'a du monde derrière et c'est pas des manchots.


Nick Waterhouse 2014 « Holly » label : innovative leisure







lundi 7 avril 2014

Micah P.Hinson and the Nothing 2014



Même si le sixième album de Micah P.Hinson démarre en trombe, « Micah P.Hison and the Nothing » nous embarque dans une profonde mélancolie. Sa voix s'embrume plus encore, sa production s'étoffe, ses notes ravagent les glandes lacrymales, ses yeux d'artiste battu s'écroulent sur des ballades embellies par la dramaturgie du quotidien.
Micah n'a jamais été un gai luron, et, rescapé des fers d'une auto broyée en 2011, il revient avec un album superbement plombé, plus proche de son piano, qui se termine à la scie sur une berceuse pour alcoolo.

 
Si sa silhouette tend vers Shane McGowan, son art lui, prend au fil des années des allures de Johnny Cash.
C'est un cru poignant, country, folk, ballades, c'est nu et cru, après quatre ans d'absence, le retour sombre de Micah P.Hinson.


Micah P.Hinson and the Nothing 2014 « Micah P.Hinson and the Nothing »
label : talitres






jeudi 3 avril 2014

Andrei Machado


 
Un retour à l'instrumentale, après Otto, voici Andrei, avec le même tube de blanc de titane, la même résonance, le même piano. Otto, Amarante, toujours des transitions. Ce pianiste là est brésilien, même la latitude dilue les couleurs. C'est un matin de brume, clair, mais pas trop, éblouissant juste ce qu'il faut.



C'est troublant, intrigant, blanc, « Catarse » est une toile, une longue descente vers un ciel stratosphérique et abyssal..


Andrei Machado 2014 « Catarse » label : twice removed
 

mardi 1 avril 2014

Winter by Lake



Une nouvelle transition, un disque de pop moderne qui renvoie directement vers la mélancolie du Beta Band, voire de The Notwist.
Sorti sur le label français Travelling music auprès de Cancel N, Hoepffner, Alina Simone ou encore Andrew Sweeny, le deuxième album de Winter by lake est une lumineuse collection de pièces autobiographiques, mélangeant des esprits boisés, de l'électronica et des complaintes tristounettes.

Quelle belle surprise de revoir Travelling musique sous des contrastes troublants, j'avais perdu le fil de leurs parutions.

Le son est délicieux et le chagrin contagieux, élégiaque et douloureux. « Wooden spirits » est dirigé par Harris Newman (Constellation, strange attractor..).

Un disque pour les printemps de ciels couverts, des mélodies pour fourvoyer les promenades célestes, à croiser des tas de bois mort aux couleurs fauves.

Winter by Lake 2014 « Wooden spirits » label : travelling music