vendredi 28 septembre 2012

Anouar Brahem


Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)Thème 7 : "La grande vadrouille" de la musique voyage
 
Une ligne de guitare danse et embarque loin. A force d'encombrement cérébral, tout s'accélère et s'entrechoque pour imploser et s'engouffrer dans un trou noir. Engloutie, ma saturation se gomme d'un reset géographique, et mes basses pressions ondulent en dunes chaudes, ocre jaune aveuglant. Voyager juste sur une ligne de de guitare grave de transe molle.
J'aime marcher.. j'avale des kilomètres en foulée de beauceron, des kilomètres de paysages.
Un piano, un accordéon viennent se poser sur la ligne de guitare, et j'avance dans le sable, avec les mêmes larges foulées. Safari psychique dans le désert.. quand j'ouvre les yeux, je vois ma solitude, ici dans mes basses pressions comme sur les dunes de sable au son des cordes d'Anouar Brahem.
Noir de monde devant, des silhouettes floues, des fantômes comme des oasis. « Le voyage de Sahar ». Tout est lent, doux et inconscient, les corps se meuvent en guimauve ondulée, j'avance envouté, je prends le temps de marcher le long des bordures, le longer la route, comme un voyage, « E la nave va », cette vague douce et blanche qui me corrode. Mille fois j'ai écouté cette chanson, j'ai reçu cette vague, un de mes plus beaux voyages, la plus délicieuse de mes mélancoliques vadrouilles.
Cet album est troublant et m'emmène très très loin.

Anouar Brahem 2006 « Le voyage de Sahar » label :ECM
www.anouarbrahem.com



mercredi 26 septembre 2012

Max Richter


Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)Thème 5 : Aimez-vous Brahms ?Harr ! La Mouzikeu Classickeu...

J'ai toujours trouvé le monde de la musique classique autocratique...pour rester poli. Impossible de pénétrer cette caste qui ressasse depuis des siècles. Toute créativité classique contemporaine est éjectée soit au rayon electro, soit dans les bacs indépendants. Il faut respecter les partitions écrites des temps reculés. La moindre touche atmosphérique, électronique, électrique ou nouvelle est reléguée ailleurs, de l'autre côté des clôtures. Pourtant, comment ne pas être remué par une composition néo-classique (puisque c'est ce qu'il faut dire) de Ryan Teague, Nils Frahm, Sylvain chauveau.. C'est pas contre la musique en elle même, mais ceux qui se l'approprient. Le classique, on vient vers elle, elle réchauffe et attend, le néo-classique vient à nous, nous séduit, nous étonne, nous méduse et transporte..
La musique classique, c'était l'époque où il n'existait pas d'enregistrement, de support physique, uniquement du récital. Si on voulait écouter de la musique il fallait se présenter devant des musiciens. La musique classique était au service des fortunés.. on la commandait et l'exigeait, loin du peuple. Depuis, elle est devenue totalement libre et disponible, quoique..plutôt du côté néo-classique.

Et pourtant, une chose vient d'arriver, une petite révolution qui ne doit pas passer inaperçue. Max Richter est hébergé chez Deutsche Grammophon. Une petite révolution, car il ne s'agit pas d'un nouvel opus de l'artiste, mais d'une vision personnelle des quatre saisons de Vivaldi. Combien de fois les quatre saisons ont été reproduites fidèlement et strictement. Max Richter lance le pont, un espoir, même s'il faut prononcer le nom « Vivaldi » pour avoir accès. Max Richter j'aime énormément ses productions libres et autonomes. Brahms, Wagner, Mozart.... je sais pas encore. J'aimerais bien... si on me montrais le chemin, si on laissait entrer les esprits libres.. si on arrêtait de réviser.
Je me dirige systématiquement vers le créateur qui affiche son paysage à lui et sa vision des choses, les copistes, c'est chiant.
Max Richter aime Vivaldi et le prends pour catalyser sa modernité et montrer qu'il est possible d'amener quelquechose de nouveau en gardant la beauté. « Four seasons » est un enchantement frais, une passerelle sur laquelle je m'engouffre.. je veux m'aventurer.

J'aime la musique classique, pas le classique. J'aime celle qui jute encore, celle que l'on écrit aujourd'hui, celle qui est incorporée, celle que l'on rêve et qu'on mélange..Arvo Part et son monde créatif, Rachel's qui compose sur un peintre, Clogs qui modernise la charpente, Boxhead Ensemble qui dramatise, Dustin O'Halloran qui fidèlise le style au piano, Johann Johannssonn en celtique sollennel, Hildur Gudnadottir qui bouleverse .... Max Richter installe le papier peint depuis des années, il vient d'accrocher quatre posters authentiquement respectueux. Max Richter vient de trouver la clé.

J'aime aussi la musique classique qui vient embellir le rock, ici, ou là... ce sublime style progressif qui a transformé la musique pop en épopée musicale, celle qui vient sublimer le cinéma. Barclay James Harvest.. «after the day... », dans mes grandes préférences.
En attendant, Max Richter est chez Deutsche. Un Vivaldi lifté, une belle fraîcheur, de la hauteur en plus, du Vivaldi qui ne touche plus la terre... et c'est beau à tomber. Réconciliation ?? c'est quand qu'un vivant reprend Brahms pour nous l'offrir, nous qui ne pouvons entrer ?


Max Richter 2012 « Four Seasons » label : Deutsche Grammophon


écoute intégrale :
http://soundcloud.com/classicsandjazz/sets/recomposed-by-max-richter

Pour se le procurer, faut aller où ?? indé ?? musique nouvelle ?? electro ?? classique ?? nan, ici:

mardi 25 septembre 2012

Adrian Crowley


Juste une pause « néautomnale » .. je tombe sur le dernier Adrian Crowley qui vient épouser les prémices d'ondes automnales, une bande son à la mélancolie d'octobre qui approche. J'ai vu ce soir les premières feuilles s'enticher de carotène, déjà les cartouches qui jaillissent dimanche et le lièvres stressé comme un capitaliste en plein krash … le ciel est épais, le blé d'hiver tendre.. et les corbeaux crânent.
Déjà « Season of the sparks » 2009 avait eu raison de ma gaillardise estivale, « I see three birds flying » qui vient de paraître, revient comme les saisons, mélancolie cyclique, pour un folk épuré qui se vautre entre Smog romantique et un Richard Hawley boisé. Et puis cette pochette que je jalouse que j'aurai voulu peindre à tout prix. Les teintes, le contraste, ce dégradé d'ocre et de gris, cette posture bucolique .. image en adéquation totale avec les chansons de cet artiste irlandais. Un petit coin vaste pour se retirer sous les cordes.
Le ciel est à se tordre ce soir, lourd un bleu gris crémeux chargé d'eau..je le scrute et je me dis que je n'ai encore rien fait... rien pris.

Adrain Crowley 2012 « I see three birds flying » label : chemical underground
http://www.chemikal.co.uk/artists/adrian-crowley/








lundi 24 septembre 2012

Paul McCartney 89




Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)
Thème # 5 :
Au hazard Balthazar (un album choisi au hasard de la collection sans tricher)
 
Dans mon dressing où j'ai viré toutes les fringues, j'ai rangé, archivé, classé tous mes disques. Des lattes de sapin de 15 cm de profondeur en guise d'étagères, du sol au plafond. A droite, en face, à gauche, y'en a partout, les vinyles alignés par terre, les K7 en vrac dans des boites à chaussures.
Une petite caisse de plastique gris me serre de caddie , comme ça, juste histoire de me la péter pour le transport. Moi je les aime beaucoup mes disques.
Tous les CD sont classés par label, coin du monde..ou style musical... Soul ici, Constellation par là, derrière en haut les grands classiques américains Cash..Elvis, plus bas les Floyd. Les yeux fermé je sais où est tel ou tel artiste.
Pour assurer un hasard crédible, j'ai donc décidé de piocher au sol, là où j'entasse les galettes écoutées et à ranger... elles sont en vrac, et là, pas moyen de savoir.. sauf imaginer la musique diffusée les semaines précédentes..un paquet.
A quatre pattes, je pénètre dans mon antre paradisiaque comme un gosse qui joue à la guerre.. silencieux. De l'avant bras je fous une pile en l'air, une tour de skeud qui s'effondre et s'installe sur le parquet comme un chantier de dominos tombés. Je sens les décombres à taton.. moi le terroriste qui frissonne dans le noir total, comme le psychopathe fétichiste de disques que je suis. A l'ancienne, j'entame la pioche comme on lance une roulette Russe sur son Ipod, un random. Je tâte, je chope, je dérobe et sort avec l'élu dans les mains, perplexe.

Je regarde la pochette à la lumière du vasistas et me souviens du pourquoi ce disque ici, empilé sur le sol.... un échange de commentaires avec Antoine, alias Dev.. sur un certains côté ankylosé de Costello à une certaine époque. J'avais alors sorti le seul disque de lui que j'aimais écouter, « Flower in the dirt » de Paul McCartney. Declan MacManus ne m'a jamais inspiré plus que ça. Mais sous cette forme d'influence si.
Un dilemme se posait à moi.. comment rester crédible.. ils vont jamais me croire, le remettre et choisir un autre serait tricher,..et moi, je triche pas. La preuve, j'avais choisi un cd de Paulo pour le must du premier thème.. hein!!! c'est pas un bonne preuve ça ?? Du coup, après la pioche j'ai reposé le must. Normal..pas deux Paulopar thème.
Un seul Paulo par thème j'vous dis.. le hasard fait bien les choses... allez les p'tits gars, vous me croyez??? OUAIHHHH !!!!! alors c'est parti:

Paul McCartney, un des rares à avoir résisté superbement aux 80's. Un très grand cru pour l'opinion.
1989, une renaissance pour Paul qui sort une fois de plus d'une décennie musicale, un cycle. Le dernier album en date, c'est « Press to play » en 86, un des rares à avoir été décrié unanimement. Il y a bien eu une compilation avec un super single « Once upon a time ago », un album hommage au public Russe, « Choba B CCCP »..mais tout le monde attend un vrai disque de Paulo. C'est l'erre de la Jacsksonmania, du retour des Floyd, le film « Imagine » qui retrace la vie du Beatles manquant, le grand renouveau de George Harrisson avec son meilleur album depuis « All thing must past », « Cloud nine », un album très Beatles (« Got my mind set on you »), tout comme « Flower in the dirt ». « My brave face » sonne FabFour indéniablement. Du coup le fameux bassiste ressort sa basse Hofner pour la première fois depuis.
Beaucoup de monde sur ce disques, des musiciens, Gilmour, Hopkins, Costello donc, et la rencontre avec Hamish Stuart qui restera au sein d'un groupe pour quelques albums. Des producteurs aussi, sept en tout, dont Trevor Horn, Steve Lipson, Neil Dorfsman.... et Costello, dont il va coécrire quatre morceaux... et même chanter pour un duo « You want her too ».
Un paquet d'inédits, de beaux arrangements, de bonnes critiques, des tubes, des singles, le billboard en feu, et surtout, des tournées colossales qui se dessinent, et qui ne le lâchera plus. Et c'est reparti avec un fort pourcentage de chansons des Beatles à chaque concert...encore cette année.
 

C'est le retour aussi pour Costello et Paul intervient à son tour sur « Spike » 1989.

La basse Hofner qu'il retrouve pour une autre phase de carrière tonitruante possède encore collée dessus, la liste des titres interprétés par les Beatles lors du dernier concert 66.

Au hasard dans ma pile de disque, un must... le hasard fait bien les choses, pas un jeu sans Paulo, j'aurai pu tomber sur un disque de Paulo dont j'ai déjà parlé.


Paul McCartney 1989 « Flower in the dirt » label : parlophone/mpl
www.paulmccartney.com
http://www.maccablog.com/fr/forum-t3323.html pour plus de détails.










dimanche 23 septembre 2012

" Serre de Aire" 22 septembre 2012 (121x61)





L'horizon s'est boursoufflé, les troncs épaissis et l'arbre raccourci. La terre grise et poussiéreuse a remplacé le gras limon de silex. Quant aux odeurs, c'est l'olive et l'eucalyptus. Terre plissée avec une poignées de degrés en plus... vous trouvez pas qu'il manque quelque chose au fond ??

Music for the film : Sounds and silence. 2011 ecm
 

samedi 22 septembre 2012

Bonamassa / Osborne / Hangmen


 
Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)
Thème # 4 :
PLAYTIME (Faut qu'ça joue, man.)


Une musique pour le samedi soir... du blues grande envergure la plupart du temps. Un truc qui joue. Il faut que ça joue le samedi soir, envoyer l'adrénaline, peut importe le style, jazz, soul, disco, funk du live, studio ou scène. Bizarre, le samedi soir tout le monde semble plus libre, injecté, foufou.. il faut qu'ça joue, c'est live et brut, la semaine a été si dure. Il y 'a des albums comme ça, on dirait des enregistrements live, des prises brutes en studio qui envoient. Des baffes à la pelle, des aigus comme Gary Moore, des riffs comme Johnny Winter, un jeu à la Clapton, du classique crossroad, des riff, des soli et une voix cinglante......

Déjà en 2011, le disque duo avec BethHart avait mis l'épiderme au garde à vous. Une chose torride comme on aime se prendre sans se prendre la tète. Du live playtime, des gros beats, du trempé, chauffé à blanc, même les slow à la Bob Seger envoient le bois. Clichés, classiques, klaxonnant, classieux, le nouvel opus de Joe Bonamassa est une fois de plus, un brûlot blues-rock technique ..

... polo polopo tala talata.... yeah.. rien à dire ..shut, ça joue terrible chez Bonamassa.. et les gars derrière, c'est pas des manchots ..shut.. Joe joue.


Joe Bonamassa 2012 « Driving toward the daylight »
http://jbonamassa.com/








Pour clore le dossier Bonamassa.... LE CADEAU : Jimmy Barnes aux chant !!


Ici pour Joe



Soirée bonus … dans la pile de mecs qui jouent en studio comme sur scène, j'avais posé en concurrent direct, Anders Osborne... un peu plus orienté Osbourne dans le contexte..un peu plus crade...rock blues et virées country dégueux côté Eagles/White Stripes... tous les diques d'Osborne sont conseillés.

Anders Osborne 2012 « Black eye galaxy »
http://andersosborne.com/









En phase terminale du live torride en studio, un opus bonus très peu connu qui balance les échardes, le bois est déjà dilapidé. Termites guitaristiques qui grignotent, impossible de faire un choix entre ses trois choix discographiques qui jouent .. en studio. Ça monte en pression, là, c'est l'incendie, mais c'est samedi soir, alors c'est permis..impossible de faire un choix  .. Ici, ça rappelle des fois le « Ragged glory » de N.Young parasité par le Dinosaur Jr... un petit dernier pour la route .. ça joue dur, c'est le dernier après..basta..Ehh c'est samedi..la nuit parait-il est plus longue..dans mon casque en tout cas. 3 en 1... ça joue bordel.....


The Hangmen 2012 « East of Western »


Un seul morceau.. faut pas déconner, … si vous voulez, faites-moi signe, je vous conseille PLAYTIMEMENT... …..
Hey..les festivals, c'est souvent le samedi soir .

jeudi 20 septembre 2012

Swans 2012


Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)
Thème # 3 :LA BEAUTE DU DIABLE (une musique qui fait peur mais qu'on aime ça)

Attention chien méchant.
Prenez garde avant d'entrer sur les terres de Swans.
Basse maladive, drums musclées, guitares méchantes, synthés cryptiques, chant habité au timbre gras, tout pour laisser le badaud au seuil de la grille. Musique industrielle côtoyant le gothique psychédélique, de l'urbain proche d'un cimetière....
 
C'est pas une raison pour se barrer en courant. Le cimetière est ceinturé de gros murs hauts en silex, et la ruelle d'où s'ouvre le panorama mortifère est éclairée de quelques lampadaires lunaires. Rien à craindre, Swans a muri sa musique, depuis le temps que Michael Gira et sa bande menacent, s'exhibent et se ruent dans la fosse. Tout ici, s'érige comme le demi-donjon qui tient tète depuis des siècles. Il y a bien quelques pierres qui tombent au bout d'une poignée d'années, mais elles ne sont jamais tombées sur un crane, un périmètre de sécurité veille. D'ailleurs, j'en ai chipé une que je laisse reposer dans mon garage comme un trophée. Lequel ?, celui d'arriver à aimer la musique de Swans sans jamais avoir signé le pacte qui tendrait à franchir l'épais mur de silex pour capter les feux follets, pour communier avec le diable.
Sans jamais sombrer dans le cliché, les derniers opus de Swans que Gira réinvente depuis quelques années, se laisse écouter, naturellement, avec en substance, la timide envie de se klaxonner la gueule dans le mathématiquement sombre. Une légère envie de désespoir musclé à l'upercut avec une tranquille envie de mordre.. pas le pire des temps de chien en fait. Il est facile de se laisser tenter par le vertige choc et la colère artistique sans pour autant planter les crocs dans n'importe quelle carotide.
D'ailleurs, au verso, c'est le sphincter du cleps qui est offert à toutes les extrémités de bottes enragées. Entre les deux pochettes, un puissant double album frôlant l'intelligence constructive, qui paraît quelques mois après le double live «We rose from your bed with the sun in our head » , au même design.
Allez, vous pouvez entrer sans problème, le pit est là qui hurle, mais il est enchainé à la cave. On l'entend juste gueuler et on imagine les canines baveuses, juste en dessous des deux billes cernées de poils qui cherchent du regard une proie. Entrez, vous allez juste frissonner à frôler le soupirail entrouvert sous lequel de grosses chaines font un va-et-vient sur la dalle de ciment crasseuse.
Swans fait peur, pour qui n'est jamais venu. Gira montre ses fesses au public, le chien son oeil de bronze, maître de cérémonie sur scène.. et pourtant, c'est hyper bon sur la platine, bien dosé, construit. Swans fait peur par son passé trash destroy rageusement goth... « Swans are dead », le monstrueux « Cop/young god.greed/holy money », l'effrayant « Filth/body to body, job to job » à l'époque où le pit déchiquetait, déjà des dents sur la pochette.
Venez, entrez.. vous verrez, c'est pas loin du nirvana, il a quand même accueilli Mi and Lau, Lisa Germano, James Blackshaw, Devendra Banhart, Larkin Grimm.... eux n'ont pas eux peur de pénétrer dans cette propriété diaboliquement paradisiaque...puis il a sorti « The great annihilator », sombre, mais acoustiquement apaisé.
Sous ses allures de mastodonte terrifiant, une poésie sombre vient diluer la violence. Michael Gira carbure, de sa carrière solo à Swans, en passant par Angel of light... tourmente crescendo, un art béton, mais pas armé... c'est vachement bon les nouveaux disques de Swans, même les gentils monstres de 33 minutes « The seer » .
On ne sait juste pas si vous en ressortirez.....

Swans 2012 « The seer » label : young god records

en écoute intégrale:
http://soundcloud.com/selftitledmag/sets/swans-the-seer
www.younggodrecords.com






pour ceux qui veulent:
http://newalbumreleases.net/47731/swans-the-seer-2012/#more-47731




mardi 18 septembre 2012

Véronique Sanson



Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)

Thème # 2 : UNE AFFAIRE DE FEMME (Musique au féminin)


Un quartier de sièges plus loin, un couple quinquagénaire dévore des yeux un autre couple, naissant celui-ci, vert vert vert, adolescent. Eux se parlent, fort, lumineux, accaparent à eux seuls tout le wagon. Couple rancit ou rassis, muet juste en face de l'insolence. Grisâtre. Demi-lune sur poivre et sel, plus grand chose à se dire, les cernes aux bouts des yeux se sont tendues dans cette vertigineuse plongée nostalgique, comme il y a quelques décennies. Même le paysage qui défile à grande vitesse de l'autre côté de la vitre ne perturbe en rien l'impolitesse curieuse et triste, dévisager des yeux, ahuris. En face, des dents blanches aux éclats, l'insouciance éclabousse, des rires et des sourcils qui tanguent, la vitesse des doigts sur l'écran gras apple, polyvalence des gestes, efficacité... juste en face, rien dans les mains, rien à se dire non plus. Le négatif, un clair-obscur de ma place d'où je regarde le couple qui regarde le couple. Dans mon casque « Amoureuse » de Véronique Sanson.

L'étoile du Berger, "on peut se méprendre". "Aimer c'est donner une partie de sa vie", cet artiste là a aimé éperdument. "La fièvre qui mord sans remords", le sommeil à l'aurore, sa tète entre ses mains et c'est elle qui a du chagrin, un lendemain ? Et pourtant, il est question de perdre sa tète loin de lui.

Serrer, entrer, poser, angoisse, diable, langage, une autre planète pour une autre pluie. Artiste à part entière, intègre pour un pur chef d'œuvre de la chanson française, car en plus de la poésie amoureuse de l'auteur, la musique est là, un disque comme elle ne refera plus, du moins dans cette intégralité là. Une Barbara pop, un truc pas encore fait ici, une qui donne absolument tout à s'en brûler l'âme, prête pour une grande envolée artistique et discographique auprès de Stephen Still, juste après…pour un couple qui s’éteindra aussi dans l’alcool et la violence..une artiste aux hématomes à force de tout donner. Son couple à elle en 1972, c'était Michel.

En attendant, « Amoureuse », la féminité à l’état pur, une histoire de femme ?? peut être, surement, en tout cas, les sentiments qu’elle revendique n’ont jamais été aussi bien exprimés… « je n’ai plus vraiment toute ma tète » ….

Le bouquet final de cette réédition, le duo « Amoureuse » avec Fany Ardant, une autre effigie féminine sublime. Une véritable histoire de femmes.


Véronique Sanson 1972/2012 « Amoureuse » label : warner
http://www.veronique-sanson.net/  


















lundi 17 septembre 2012

James Brown 86


Bon, y'a une bande de potes qu'est venue prendre un verre, arrosée de cocktails en tout genre pour quelques festivités musicales qui débutent, pour mon tour, j'ai entamé les hostilités avec une disque risqué, des britanniques maudits !!! La moue, le doute, grimaces volages et discutes alentours, rien au blind test .. hop, je coupe, je zappe et comme d'hab quand la température s'effondre, j'éjecte et place une autre galette. J'aime pas diffuser une musique non contagieuse, pis que mes potes fassent la moue.
1986, époque que j'aime pas des masses, pour le son, et pourtant y'a un disque qui m'électrise, un must, une petite bombe pour que la fête commence.
Un disque rare pour un artiste hyper exploité en discographie. « Gravity » sort ces jours-ci avec bonus et hyper son. Des souvenirs de Rocky IV, anecdotique, et pourtant, c'est show.. efficace, puissant . Dents blanches et moumoute, patte d'èph à retardement, costard et talonnettes. James Brown..et le billboard fait tilt.
Une chance au grattage, une au tirage... ma chanson leur a pas plu..... « Gravity » monstrueux, « Turn me loose, i'm dr feelgood » même pas cap ???... « Repeat the beat » non plus … « Return to me » hummm.... Je ne cerne pas la cote des puriste sur cette cuvée Brown, just un must festif de rattrapage :D


James Brown 1986/2012 « Gravity » label : sony/bbr





dimanche 16 septembre 2012

Manic Street Preachers



Grand Jeu Des Blogueurs Mangeurs De Disques (4ème édition)

Thème # 1 : QUE LA FETE COMMENCE ! (Un must pour commencer... Lâchez-vous !)


Si Elbow est un groupe britanique méséstimé, Manic Street Preachers eux œuvrent de puis 92, dans l’injustice la plus ahurissante. Leur entrée en matière médiatique fut houleuse et provocatrice, mais la haute qualité rock de leurs albums est indiscutable. Le sixième album du groupe de Cardif est peut être le meilleur disque pop rock de tous les temps. Un must oublié, pour un collectif incontournable.

« Know your enemy » 2001 enferme un éclectisme ahurissant, rock, pop, reggae, disco, punk.. un disque époustouflant pour commencer la quinzaine sous des riffs torrides, une basse puissante et froide (Joy Division), une intelligence musicale exubérante.

Les refrains sont racoleurs, la construction d’une grande envergure, ce point culminant de la discographie des Manic Street Preachers retrograde les opus de Blur et surpasse les Smith. Les gimmick pop sont foudroyants, 16 chansons pour une véritable messe britannique emmenée par un timbre vocal puissant.

« Royal correspondent »..quelle construction, « The convalescent », quelle chaleur étouffante, « Miss Europa disco dancer » disco sombre comme Poni Hoax…. "His last painting", perfection pop…. « The year of purification », beau comme un REM….

On s’est fait une raison aux mésaventures commerciales de ce groupe, ils continuent à sortir d’excellents disques, pas de ce niveau là, mais des qui tiennent la route, comme « Life Blood » 2004, complètement invisible cette fois-ci. En attendant, un grand must au son particulier, un instant de grâce pop hyper festif..pour tous les blogueurs… avec en étendard, l’hyper tube « Ocean spray »..à pleurer.


Manic Street Preachers 2001 « Know your enemy » label : epic

http://www.manicstreetpreachers.com/global/frontpage?cmdr=ip2country/detected
échelle de richter : 9
support cd
après 1000 écoutes















Titre bonus sur édition limitée 2001 :



samedi 15 septembre 2012

Library Tapes


Du field recording contemplatif qui nage dans la douceur d'un néoclassique analgésique.
Library Tape possède déjà une discographie généreuse avec à chaque fois une orientation bucolique délicieuse posée sur des étendues. Longtemps chez Resonant records, label post-rock expérimental ambiant maintenant disparu, le pianiste suédois sort son nouvel album « Sun peeking through » sur son propre label Auetic.
Son piano est embelli de violon, violoncelle, avec quelques effet tapes en sourdine (« variation I et II »). La particularité des vastes morceaux de David Wenngren est qu'ils sont assez courts, des sentes, des petits bois sur un horizon, des criques intimes à découvrir, des confidences chuchotées. L'intimité ambiant de Wenngren est a découvrir sous tous ses projets et collaborations.

L'album est en écoute intégrale ici :http://soundcloud.com/davidwenngren

Library Tapes 2012 « Sun peekingthrough » label : auetic
http://librarytapes.com/music/
échelle de richter : 7,5
support MP3
après 2 écoutes


vendredi 14 septembre 2012

Evan Caminiti / Jon Porras



Sublime mouvement abyssal pour cette nouvelle échappée seule d’Evan Caminiti tète pensante de Barn Owl. « Dreamless sleep » est une plongée océanographique et solaire, Vangelis et Six Organs of Admittance réunis. Beaucoup plus adouci que lorsqu’il était chez digitalis records, complètement planant. L’acidité psychédélique est resté du côté de Jon Porras, l’autre hémisphère de Barn Owl, avec son album solo à lui, « Black Mesa », aussi hébergé chez Thrill Jockey.
Les deux directions lumineuses de Barn Owl .

Evan Caminiti 2012 « Dreamless sleep » label : thrill jockey
http://www.thrilljockey.com/thrill/Evan-Caminiti/Dreamless-Sleep
échelle de richter : 7
support MP3
après 1 écoute




 

 
Jon Porras 2012 “Black mesa” label : thrill jockey
http://www.thrilljockey.com/thrill/Jon-Porras/Black-Mesa
échelle de richter : 7
support cd
après 2 écoutes



jeudi 13 septembre 2012

Tyrannosaurus Rex 69

 

« Unicorn » de Tyrannosaurus Rex folâtre dans mes enceintes et la poésie de forêts folles sautille sur le dos d'animaux imaginaires. Pièces courtes du prince hippie Marc Bolan, il était une fois..juste avant les amplis branchés du T.Rex. Des fleurs dans les cheveux, la voix tremblote et le flot est rapide, les guitares sont folles comme entre les mains de Syd Barett, le flower power pollinise, féconde à souhait, et je me dis qu'une abeille a surement dû se poser sur le berceau de DevendraBanhart quand il est venu naître chez le jeune dieu. Mêmes textures, même psychédélisme de graminées, papillon volage en transe amok, des peaux tendues africaines viennent enflammer les cordes sèches, castagnettes et grandes chevelures, accords aigus de comportements volatiles. Chants bucoliques, chœurs champêtres, liberté folingue

Tyrannosaurus Rex 1969 « Unicorn » label : A&M69-universal2004
http://www.t-rex.co.uk/




 

Devendra Banhart 2008 "Oh me oh my..." label : younggodrecords

 


mercredi 12 septembre 2012

lundi 10 septembre 2012

Grand jeu sans frontière


La rentrée vous rend morose ? Le Club Des Mangeurs De Disques a ce qu'il vous faut : ni plus ni moins que la quatrième édition du Grand jeu ! Cette fois, c'est Mister Moods de L'Année Du Dragon qui a concocté les thèmes, j'espère que vous apprécierez. Comme à l'habitude, vous les recevrez dès que votre inscription sera validée.

Pour les nouveaux venus, voici de quoi il s'agit : rien de compliqué, il suffit simplement d'avoir un blog (ou d'être hébergé chez un ami) et de poster, un jour sur deux, un album selon un thème imposé. Il n'y rien a gagner - sauf l'estime des plus grands blogueurs de la planète !

J'espère que vous serez nombreux à nous rejoindre et que nous nous amuserons autant que lors des trois précédentes éditions. J'attends vos inscriptions à l'adresse du Club.

Jimmy JIMMEREENO

Elbow


Elbow est un groupe britannique très mésestimé, à tel point qu’il est possible de ne pas se rendre compte que « Dead in the boot » est une compilation de face B et de raretés. Il faudra bien un jour reconnaître le talent pop et la qualité des compositions des mancuniens qui œuvrent depuis 2002. Le rock d’Elbow, au début proche de Travis, semble s’évaporer au fil des années, et le dernier album en date (« Built the rocket boys » 2011) est un régal d’intelligence sonore au service de mélodies taillées dans le subtile. Fins arrangemenst et constructions intelligentes, tout comme sur ce nouvel "opus". Le timbre vocal de Guy Garvey côtoie les épaisseurs d'un Peter Gabriel. Ce dernier a d'ailleurs repris « Mirrorball » pour son album « Scratch my back ».
Dans la lignée de cette belle brit pop proche en lumière de Spain ou Doves, ce recueil de chansons bis pour un groupe secondaire, est à nouveau un moment discographique chassieux et précieux, d'une telle cohérence qu'on croirait écouter un sixième nouvel album.

Elbow 2012 « Dead in the boot » label : fiction
www.elbow.co.uk
www.fictionrecords.co.uk
échelle de richter : 8
support mp3
après 3 écoutes



dimanche 9 septembre 2012

Santana 72


La chaleur agonise derrière le prunus tanin, les rayons s'y vautrent. Soleil démissionnaire de septembre rayé par les traits de kérosène en partance. Des flèches pour quelles destinations ? Quelques-uns s'élargissent et salissent. Quelle destination ?
Mon hamac prend des allures de cockpit. Un rail d'adrénaline plus haut sous le ciel strié, je suis passé sur la caravane. Un cru Santana pour fêter la chute de l'astre qui lèche nos feuilles et caressent nos peaux.
Je scrute les dunes désertiques sous les accords chauds de Devapid. Nous sommes en 1972, quatrième album avec un groupe nouveau. Derrière lui, trois brûlots de fusion, les jeux sont faits, véritable tremplin et ce chef d'œuvre tranquille à la pochette renommée.
Santana 1972 « Caravanserai » label : columbia
http://www.santana.com/




Thomas Belhom


 
Bande son d'un après midi où la peinture n'est plus possible. Abstinence. De toute façon dehors le soleil piquant m'invite et cligne de l'œil. Je lui donne mon oisiveté à griller, ma flemme à mijoter. Et comme album, le nouvel effort acoustique de Thomas Belhom.
Coincé entre une nouveauté de GiantSand déjà publiée et un double Calexico à venir, je découvre « Rocephine » est reste plaqué dans mon hamac comme dans un cocon de lin près à muter. Coincé, car ce musicien batteur/percusionniste devenu solitaire était chez Calexico avec son binôme Naïm Amor (avec qui il a sorti deux grands disques « Wavelab » et surtout « Amor Belhom duo » 2000). Howe Gelb, alias Giant Sand est peut-être le noyau de cette grande arborescence qui va de Thomas à Bruno Green (Lilium et Hugo race (chez glitterhouse)). Une grande famille boisée, la même sève. Un collectif, une même bannière.
Deux troncs d'arbre comme sentinelles, une onde de chaleur molle me couvre et me flagelle les paupières.... Dedans, les murs sont couverts de chaux, et une abeille vrombit mémère. Elle, cherche la fraîcheur des murs, moi l'ombre d'un arbre pour me couvrir. Le son diffuse attristé, un ciel d'été tardif, ou plutôt une canicule merdeuse, une chaleur traine-savate comme j'aime. Des cordes partout, un peu de cuivre, moitié chanté façon Xavier Plumas (Tue-Loup) ou Dominique A (« Dans ma maison »). Stuart Staples est invité à chanter ses propres paroles sur « A meaning shovelfull of promises ». Thomas, première partie live des Tindersticks 2012. Moitié instrumental sous cette ambiance de feutre ombragé, ultra-violet mou. Viva Yazon elle, peint, elle est le design « Modiglaini » de cette pochette ci. Un ensemble artistiquement magnifique. Un instant grisant, contagieusement tristounet.

Ça se passe chez Ici d'ailleurs, quelques albums déjà, beaucoup de collaborations (Red était sur « Remedios »), des amis. Un sentiment de solitude impeccable pour épouser mon isolement sous l'arbre sous le soleil sous le ciel noir outremer qu'on ne peut voir ... solitude.. à deux .. Viva Yazon est toujours là à mettre en peinture la musique de Thomas. Quelle collaboration musicale je pourrais habiller d'huile un jour ? Ou un autre support artistique ? Tout ce que j'écoute à peindre.. Thomas Belhom/ Viva Yazon est une magnifique collaboration amoureuse.

Thomas Belhom 2012 « Rocephine » label : Ici d'ailleurs
http://www.icidailleurs.com/index.php?route=product/category&path=53
échelle de richter 8
support cd
après 10 écoutes







samedi 8 septembre 2012

Shoeb Ahmad


Guitares claires parsemées en haute altitude, comme Rotkho. Quelques crépitements de certitude, scintillements électroniques loops sur voix éthérée. On pourrait croire ainsi à un nouvel opus de The Notwist, Hood, ou encore une échappée vaporeuse de Tom Yorke.
« Watch/Illuminate » de Shoeb Ahmad est un peu tout ça.
De la dream pop anesthésiée sous les neurones de Taylor Deupree, cet architecte sonore de l'école 12K. Trois ans de boulot pour l'Australien Shoeb Ahmad, 400 exemplaires proposés, un engourdissement analgésique, de la dilution et des étendues.
Du blanc.
Un joli dosage et des formes nuageusement druidiques, tourbillons sonores sous morphine. Un drone de convection, lumières et chlorophylle, une ambiance rêveuse, « Watch/Illuminate » invite. Abyssale, ou stratosphérique.. complètement planant en tout cas.

Shoed Ahmad 2012 « Watch/Illuminate » label: mystery plays
www.mysteryplaysrecords.com
http://shoebahmad.wordpress.com/
échelle de richter : 7
support cd
après 2 écoutes






Stevie Jackson


J'ai esquivé le piège Cat Power avec mon blaze-radar, pour mieux me vautrer dans l'appât Belle & Sebastian. C'est cette étiquette que brandit la vitrine généreuse du premier album de Stevie Jackson, guitariste de Belle & Sebastian qui fait froid dans le dos. Une occas pas chère pour un album hyper lège.
Non en fait c'est quasiment allergisant, une perte de temps sidérale pour une pop assourdissante basée sur une inconsistance époustouflante proche d'un nauséabond saoulant de Mika.
Insupportable et insipide à la fois, l'enjoué et le ludique exigent un minimum d'intelligence pour être contagieuse, communicative, voire jouissive. Le pire, c'est qu'il y a du monde dans le crédit !
Pas l'habitude d'un tel billet, mais là, ça sent un peu .. l'arnaque.
« I can't get no »..ça s'invente pas, même entre parenthèse.. devrait se cacher la bouche sur la pochette.

Stevie Jackson 2012 « (i can't get no) » label : banchory
www.steviejackson.net
échelle de richter : 2
support cd (:C)
après 1 écoute

vendredi 7 septembre 2012

"La roche de la mère aux cailles" 7 septembre 2012( 64x47)



"Là où c'est qu'on a fait la gare ed'Gallardon
D'après le vieux dicton, c'te pierre était hantée
Mais moi, j'cré ben plutot qu'all été enchantée
C'était le rendez-vous des amoureuses d'la ville
Les fill'qui d'vint smarier, craignant d'raster stériles,
Allint frotter douc'ment leu'petit ventr'gracile
Sur c'te pierre magiqu'qui fécondait leux flans"




Cette roche druidique est cloîtrée au milieu d'un no man's land
de friche et de tags. Ancienne gare de mon village.
Terres ensablées par l'industrie ancienne, hangars désaffectés
et pourtant terrain vague à l'époque, terre champêtre.
Une légende ici, pas loin des pierres carrées et empilées de l'épaule,
cette roche oblongue qui transmet la fertilité, à condition de s'y frotter.
Dans le petit trou du flan, les enfants nés
venaient déposer une sucrerie une fois grandis.
Les palets de Gargantua, le menhir druidique, l'épaule de mouton..
Une terre d'histoire.


Vers 1900, quand la chanson en vieux français est née :

mercredi 5 septembre 2012

Lou Doillon



Vous préférez Charlotte et Beck, ou Lou et Daho ? Des ondes filiales qui trainent. Ah ouaih, Lou Doillon écrit et compose, ça change beaucoup. Oui mais Charlotte joue du piano, puis elle a une voix dans le lignée gainsbourienne des chansons géniales effleurées. Mais Lou, c'est pas le but, sa voix, c'est pas Jane, même si les chansons ont une légère qualité subliminale de l'ex de sa mère.
Bon, ça craint comme rubrique nécro-people que rien ne justifie. « Places » est un grand moment de chansons populaires, sublimé par le travail sonore de Daho, le même plaisir qu'à l'écoute d'IRM.

J'étais follement amoureux de la grande belle-sœur, la tète m'en tourne encore, tous ces atome qui gravitent autour... Mais au fait, Daho, l'a pas effleuré le cerveau de Serge un moment ? Passation.

Oh là là, « Charlotte forever », le premier album découvert à sa sortie. Passage aux chimères de quadra oblige, Lou cette fois-ci me plaque, son premier album. Annoncé, confirmé, sublime. Peut-être une icône de plus qui s'impose naturellement.
Le timbre est sublime, tellement différent, tellement difficile à gommer ces neutrons indéboulonnables, que l’on déboulonne quand même, puis tellement évident à voir comment Chan Marshall se vautre par exemple.

Lou Doilon signe là un disque qui marque la rentrée et qui laissera des traces ici. Un disque bien à elle, complètement assumé, de très haute tenue pour un premier essai.

Lou Doillon 2012 « Places » label : barclay
http://loudoillon.fr/
échelle de richter : 8,8
support cd
après 2 écoutes




GAINSBOURG DAHO LA RENCONTRE par dennis649